La réouverture de l’ancien zoo Parque Don Federico, situé à Montecarlo, a été suspendue après que la justice de Misiones a émis une mesure conservatoire pour préserver les animaux qui se trouvent encore sur le site.
La résolution a été émise par un tribunal de Puerto Rico, qui a ordonné de suspendre toute démarche administrative ou opérationnelle liée à la mise en fonctionnement éventuel de l’établissement jusqu’à ce que le fond de l’affaire soit résolu.
De cette manière, les spécimens hébergés dans le parc resteront sous protection judiciaire, tandis que les autorités analyseront si les conditions prévues garantissent leur bien-être et respectent la réglementation environnementale en vigueur.

La justice a demandé des informations détaillées sur l’état du site
La mesure s’inscrit dans une action en amparo lancée avec l’objectif de protéger la faune sauvage qui se trouve encore dans l’ ancien zoo.
En conséquence, ni les propriétaires du parc, ni la municipalité de Montecarlo, ni le ministère de l’Écologie de Misiones ne pourront avancer avec des habilitations, autorisations ou tâches destinées à rouvrir l’établissement.
De plus, le tribunal a exigé que le ministère présente d’urgence des documents liés au projet de reconversion. Parmi les rapports demandés figurent l’état sanitaire des animaux, les protocoles de gestion, l’inventaire des espèces, les plans de bien-être, le budget prévu et le destin envisagé pour chaque spécimen.
Il est également interdit de transférer des animaux
Tant que la mesure conservatoire reste en vigueur, il ne sera pas possible de réaliser des entrées, sorties ou transferts d’animaux depuis l’établissement.
Le jugement vise à éviter des modifications de la situation actuelle jusqu’à ce que l’on dispose de plus d’éléments pour évaluer l’impact qu’une réouverture éventuelle pourrait avoir sur les spécimens hébergés sur le site.
De même, la résolution justifie ces restrictions par le principe de précaution environnementale, un outil juridique qui permet de prendre des mesures préventives lorsqu’il existe la possibilité que des dégâts sur l’environnement ou la faune se produisent, même s’il n’y a pas de certitude absolue quant à leurs conséquences.

Pourquoi l’ancien zoo Parque Don Federico a-t-il fermé ?
La fermeture de l’ancien zoo a répondu au changement de paradigme en matière de conservation et de bien-être animal qui s’est consolidé ces dernières années en Argentine et dans différents pays.
Les zoos traditionnels ont été largement remis en question en raison des difficultés à garantir des conditions adéquates d’hébergement, d’enrichissement environnemental et de comportement naturel de nombreuses espèces maintenues en captivité.
De plus, de nombreuses institutions ont commencé des processus de transformation vers des centres de sauvetage, de réhabilitation, de conservation et d’interprétation environnementale, en priorisant le sauvetage de la faune sauvage et en évitant l’exposition permanente d’animaux à des fins récréatives.
Dans ce contexte, toute initiative de réouverture doit démontrer qu’elle respecte les normes modernes de bien-être animal, de gestion responsable et de conservation de la biodiversité.
Un débat qui dépasse Misiones
La décision judiciaire a été saluée par la Fondation OHANA, organisation qui a promu la présentation de l’amparo et qui considère le jugement comme un précédent important pour la protection de la faune à Misiones.
Au-delà du cas particulier, la résolution rouvre le débat sur l’avenir des espaces qui gardent des animaux en captivité et sur la nécessité de promouvoir des modèles centrés sur la conservation des écosystèmes et l’éducation environnementale.
Tandis que la justice analyse la documentation demandée, l’ancien zoo restera sans activité, dans le but d’assurer que toute décision future prenne en compte, en premier lieu, la protection de la faune sauvage et le respect des principes de conservation environnementale.



