Les États-Unis transforment des déchets radioactifs en verre par vitrification à Hanford pour améliorer le stockage sûr

États-Unis a initié une avancée significative dans la gestion des déchets radioactifs hérités du XXe siècle, grâce à un processus innovant qui transforme ces déchets en verre. Cette étape se déroule dans le complexe de Hanford, situé dans l’État de Washington, considéré comme l’un des endroits les plus contaminés du pays.

Transformation des déchets radioactifs en verre

La méthode employée, connue sous le nom de vitrification, implique le mélange de déchets radioactifs avec des matériaux formateurs de verre. Ce composé est chauffé dans des fours industriels à plus de 1 100 degrés Celsius, intégrant chimiquement le matériau dans une matrice solide. Bien que cette procédure ne neutralise pas la radioactivité, elle immobilise les déchets, réduisant leur mobilité et facilitant leur stockage sécurisé.

L’usine dédiée à cette tâche est la Waste Treatment and Immobilization Plant, qui se concentre sur la gestion des déchets de 177 réservoirs souterrains contenant environ 212 millions de litres de déchets chimiques et radioactifs. Au moins 63 de ces réservoirs présentent des fuites, avec un million de gallons déjà échappés.

Ce processus de vitrification est essentiellement un changement dans la nature du problème : d’une masse de déchets sujette aux fuites, on obtient un verre stable, plus facile à contrôler et à stocker.

Le Département de l’Énergie des États-Unis a souligné que cette initiative respecte les engagements légaux avec l’État de Washington, fixant un jalon pour le 15 octobre 2025. Cette avancée a des implications non seulement techniques, mais aussi budgétaires, avec une allocation record de plus de 3,2 milliards de dollars pour l’année fiscale 2026.

Malgré les progrès, le défi du nettoyage de Hanford est intergénérationnel et de haute complexité. La feuille de route révisée par le Département de l’Énergie et d’autres agences fédérales prévoit de s’étendre jusqu’en 2040 et au-delà, en priorisant la sécurité dans le traitement et la disposition des déchets.

En conclusion, bien que la vitrification n’élimine pas la radioactivité, elle offre une solution plus sûre pour la gestion de ces déchets. Le processus constitue une étape importante vers la réduction des risques environnementaux à long terme.

Pour plus de détails, le communiqué officiel est disponible sur le Département de l’Énergie des États-Unis.

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