Protection environnementale contre les micro-événements aux Chutes : une ONG conteste la résolution des Parcs Nationaux

La Association Civile Orembaé a présenté un recours en protection de l’environnement devant le Tribunal Fédéral de Puerto Iguazú contre l’Administration Nationale des Parcs Nationaux (APN) et l’État National. L’objectif est de stopper l’autorisation des soi-disant “micro-événements” dans la zone des Chutes, au sein du Parc National d’Iguazú.

La demande sollicite la nullité absolue et irrémédiable de la Résolution APN N.º 460/2025, qui autorise la réalisation d’événements sociaux jusqu’à 60 personnes dans des zones protégées, sous un régime “expérimental” et avec des procédures simplifiées.

Mesures conservatoires demandées

En plus du recours, l’organisation a demandé :

  • Une mesure conservatoire de non-innovation, pour suspendre immédiatement les effets de la norme.
  • L’interdiction d’autoriser de nouveaux événements jusqu’à ce qu’il y ait une décision définitive.
  • L’ouverture de la période judiciaire, pour garantir la continuité du processus.

Principaux arguments de la réclamation

Orembaé fonde son action sur plusieurs points :

  • Violation du régime d’Évaluation de l’Impact Environnemental : la résolution considère les événements comme ayant un “impact insignifiant”, évitant ainsi le Rapport d’Impact Environnemental exigé par la réglementation des Parcs Nationaux.
  • Risque écosystémique : appliquer une mesure “expérimentale” dans une zone d’extrême fragilité viole le principe de précaution, en l’absence de garanties techniques sur la capacité de charge de la zone des Chutes.
  • Omission de la Consultation Préalable, Libre et Informée des communautés indigènes présentes dans le parc, droit reconnu par la Convention 169 de l’OIT.
  • Recul des normes de protection environnementale, impliquant une régression par rapport aux normes précédemment en vigueur dans la gestion du parc.
microévénements aux Chutes
L’Association Civile Orembaé cherche à arrêter les microévénements aux Chutes.

Déclarations de l’organisation

L’avocat Martín Ferroni, représentant légal d’Orembaé, a exprimé :

“Le Parc National ne peut être géré selon une méthode d’essai-erreur sans compromettre l’intégrité de la biosphère. L’impact environnemental ne se mesure pas par un seul événement, mais par l’accumulation d’activités sur des écosystèmes fragiles qui subissent déjà une forte pression.”

L’association a réaffirmé son engagement envers la défense de l’environnement et des droits collectifs, soulignant qu’elle recourt à la Justice pour éviter des conséquences irréversibles sur l’un des patrimoines naturels les plus importants du pays.

Contexte de la mesure officielle

Le Gouvernement argentin a officialisé en décembre 2025 l’autorisation de réaliser des microévénements privés dans des zones spécifiques du Parc National d’Iguazú.

La mesure, en vigueur pendant 2026, permet la location de secteurs emblématiques, y compris les passerelles de la Gorge du Diable, sous un régime expérimental d’un an.

Un conflit socio-environnemental en développement

La discussion sur les microévénements aux Chutes reflète la tension entre :

  • Utilisation touristique et récréative de la zone protégée, avec des propositions de diversification des activités.
  • Conservation stricte du patrimoine naturel, qui exige d’appliquer des critères de précaution et de respecter les droits indigènes.

Le cas devient un précédent clé pour définir les limites entre gestion environnementale, développement touristique et respect de la réglementation internationale de protection des zones naturelles.

Le recours en protection de l’environnement présenté par Orembaé ouvre un débat sur la compatibilité entre événements sociaux et conservation des écosystèmes fragiles. La décision judiciaire qui en découlera sera déterminante pour l’avenir de la gestion du Parc National d’Iguazú et pour la définition des normes de protection environnementale en Argentine.

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