Les parcs nationaux protégés font face à une menace persistante liée au comportement humain. En 2025, la Corporation Nationale Forestière a enregistré 451 personnes expulsées des parcs nationaux, réserves, monuments naturels et sanctuaires administrés par l’État.
Bien que ce chiffre représente une légère baisse par rapport à 2024, lorsque 480 cas avaient été enregistrés, le nombre reste significatif. En 2023, le nombre avait atteint 648 visiteurs retirés pour non-respect des règles de base de conservation.
Cependant, au-delà de la variation annuelle, le schéma de comportements inappropriés reste constant. Cela révèle une pression soutenue sur les écosystèmes qui, par définition, nécessitent une protection stricte.

Infractions répétées et risques environnementaux
Parmi les infractions les plus fréquentes figure l’entrée non autorisée. Cette pratique compromet les contrôles d’accès et complique la traçabilité en cas d’urgences ou d’accidents dans des zones reculées.
De même, l’entrée avec des animaux domestiques ou du bétail perturbe la faune indigène. Les animaux introduits peuvent transmettre des maladies, prédater des espèces locales ou modifier la dynamique écologique de l’environnement.
En outre, des cas de chasse et de vol de bois sont enregistrés, des activités qui ont un impact direct sur la biodiversité. À cela s’ajoutent des entrées avec des véhicules dans des zones non autorisées, des comportements perturbateurs tels que l’ivresse et les troubles, ainsi que l’utilisation inappropriée du feu.
Le feu et les comportements négligents comme menace latente
L’utilisation du feu dans les zones protégées représente l’un des plus grands risques environnementaux. Un feu de camp mal éteint peut déclencher des incendies de forêt aux conséquences irréversibles pour les forêts, la faune et les communautés voisines.
En parallèle, les comportements perturbateurs compliquent le travail des gardiens de parc et des pompiers. Le manque de respect pour les règles compromet non seulement la conservation, mais aussi la sécurité collective.
C’est pourquoi les expulsions fonctionnent comme une mesure préventive. Cependant, la répétition des infractions met en évidence la nécessité de renforcer l’éducation environnementale et la surveillance sur le terrain.

Le soin requis par les parcs nationaux
Les parcs nationaux ne sont pas des espaces récréatifs conventionnels. Ce sont des territoires destinés à préserver des écosystèmes uniques, protéger des espèces vulnérables et sauvegarder des services environnementaux essentiels tels que l’eau et la capture du carbone.
En conséquence, le soin implique de respecter les sentiers autorisés, d’éviter d’introduire des espèces externes et de respecter strictement l’interdiction de faire du feu en dehors des zones autorisées. Chaque règle répond à des critères scientifiques et de gestion des risques.
De plus, la corresponsabilité citoyenne est essentielle. La conservation effective dépend autant des institutions que du comportement individuel de chaque visiteur.
Éducation et prévention comme axes d’avenir
Face à ce scénario, renforcer les campagnes d’information devient prioritaire. Comprendre la fragilité de ces environnements peut réduire les comportements imprudents et prévenir les urgences.
De même, le suivi constant et la présence active des gardiens de parc sont essentiels. La surveillance ne sanctionne pas seulement, mais oriente et sensibilise également.
En définitive, protéger les zones sauvages nécessite un changement culturel. Ce n’est que par le respect et la conscience environnementale qu’il sera possible de garantir que ces espaces continuent de remplir leur fonction écologique pour les générations futures.



