Le leader indigène Darío Iza Pilaquinga dénonce l’exploitation cachée dans la transition verte en Amérique latine et dans le Sud global

L’impact caché de la transition verte a été exposé par un leader indigène, qui avertit que le progrès environnemental promu par les nations occidentales dépend en grande partie de l’exploitation des ressources et des communautés dans des régions comme l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie. L’activiste équatorien Darío Iza Pilaquinga soutient que la transition écologique ne devrait pas être justifiée si elle implique l’inégalité et la détérioration environnementale.

Dénonciation du coût caché dans le sud global

Lors d’une récente tournée en Europe, le président du Conseil de gouvernement du peuple Kitu Kara a cherché à obtenir un soutien pour mettre en lumière la situation difficile des peuples indigènes en Équateur et dénoncer les conséquences sociales et environnementales du modèle extractif actuel.

Darío Iza Pilaquinga exige un changement dans l’économie mondiale, assurant que la protection environnementale ne doit pas se construire au détriment de l’exploitation intensive des territoires indigènes et des ressources naturelles.

L’activisme indigène défie le récit écologique des nations développées, soulignant qu’elles s’efforcent de cacher le pillage des ressources dans l’hémisphère sud. La transition vers des technologies propres favorise une colonisation minière agressive sur des terres ancestrales, détruisant des communautés.

La demande de métaux comme le lithium et les combustibles fossiles dévaste des zones vulnérables en Amérique latine. Ce processus perpétue un modèle de décarbonisation inégal, où les puissances occidentales nettoient leurs cieux tout en nuisant à des écosystèmes entiers de l’autre côté du monde.

Pour Darío Iza Pilaquinga, la réalité de nombreux territoires du sud global est dissonante avec le discours international sur la durabilité, au milieu de l’augmentation de l’exploitation minière et énergétique.

Le dirigeant indigène souligne que les matériaux nécessaires à la transition énergétique sont extraits dans des zones habitées par des communautés indigènes qui subissent les conséquences environnementales et sociales.

À son avis, la décarbonisation ne doit pas seulement mesurer la réduction des émissions, mais aussi le respect des droits humains et la préservation des écosystèmes.

Lors de sa visite en Europe, il a remis en question la provenance des matériaux utilisés dans la mobilité électrique et la transition énergétique.

À titre d’exemple, il a mentionné le lithium de Bolivie et le charbon de Colombie, dont l’exploitation, selon lui, affecte les communautés indigènes et rurales.

Son message souligne l’importance d’intégrer des critères sociaux et environnementaux plus larges dans les politiques de décarbonisation internationales.

Pilaquinga a exprimé sa préoccupation pour la situation politique et environnementale en Équateur, où la surface destinée aux projets miniers a augmenté, provoquant des conflits territoriaux et la criminalisation des défenseurs de l’environnement.

L’activiste considère cette situation préoccupante, d’autant plus que l’Équateur a été l’un des premiers pays à reconnaître juridiquement les droits de la nature.

Lors de sa tournée, il a rencontré des leaders aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en France et en Espagne pour établir de nouvelles alliances internationales.

En vue de la prochaine COP31 à Antalya, Turquie, il cherche à assurer une plus grande représentation des revendications indigènes dans le débat climatique mondial.

Sa principale demande est que les politiques environnementales incluent des mécanismes efficaces de protection pour les communautés locales affectées par l’extraction des ressources.

Les déclarations de Pilaquinga ravivent le concept de justice environnementale, qui évalue comment les bénéfices et les impacts du développement économique et de la transition énergétique sont distribués.

Des organisations internationales et sociales exigent que la lutte contre le changement climatique intègre les droits humains, la participation communautaire et la conservation de la biodiversité.

Le débat porte également sur la traçabilité des matières premières critiques et la nécessité de chaînes d’approvisionnement plus durables et transparentes.

En Équateur, l’expansion des licences minières provoque des conflits sociaux et la persécution de leaders communautaires. Cette augmentation de la violence environnementale est paradoxale dans un pays qui protège juridiquement la nature.

Une délégation internationale travaille à former des alliances avant le sommet climatique mondial de Turquie, la COP31. L’objectif est d’exiger des mécanismes contraignants qui empêchent de financer des projets énergétiques sans consentement indigène.

L’appel d’un leader indigène sur la transition verte coïncide avec un moment crucial pour la politique climatique mondiale, où la transition vers une économie bas carbone doit également garantir une justice environnementale plus équitable.

Darío Iza Pilaquinga, président du Conseil de gouvernement du peuple Kitu Kara et anthropologue, défenseur des droits indigènes et environnementaliste, affirme que la transition énergétique occidentale dépend de l’extraction intensive dans les territoires indigènes d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie.

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