Un diagnostic préoccupant : La Plata ne récupère que 4 % de ses déchets et des scientifiques proposent un plan pour améliorer le recyclage

Une étude réalisée par la UNLP, en collaboration avec le Conicet et la CICPBA, a révélé que la ville de La Plata ne récupère que 4% des déchets qu’elle génère, un chiffre bien en dessous des normes internationales, qui considèrent acceptable un taux compris entre 30% et 35%.

Le rapport a été présenté à la municipalité de La Plata avec des propositions pour améliorer la gestion intégrale des déchets et progresser vers un modèle d’économie circulaire.

Propositions scientifiques pour améliorer le recyclage

Le document propose :

  • Conception d’indicateurs environnementaux, sociaux et économiques pour évaluer le système de gestion.
  • Méthodologies de suivi sur la génération, la récupération et la valorisation des déchets.
  • Tableaux de bord pour faciliter la prise de décisions.
  • Évaluation des campagnes de tri à la source pour mesurer leur impact réel.

Ces initiatives sont développées au Centre Interinstitutionnel pour le Développement Régional de l’Économie Populaire, Sociale et Solidaire (CIDEPS), inauguré à Berisso en 2025, qui articule le travail scientifique avec les municipalités, les coopératives et les organisations sociales.

Innovations et projets en cours

Parmi les projets impulsés, on trouve :

  • Production de bois plastique à partir de matériaux recyclés sans valeur commerciale, pour fabriquer du mobilier urbain, des jeux pour enfants et des matériaux de construction.
  • Améliorations de l’habitat populaire grâce à des technologies alternatives.
  • Production d’aliments à valeur ajoutée liés à l’économie sociale.
  • Incorporation de plastiques jetés comme les sacs, films et étiquettes dans le circuit productif, des matériaux qui n’ont actuellement pas de destination commerciale.
recupera residuos
La récupération des déchets à La Plata est insuffisante.

Le rôle des institutions publiques

Le chercheur Andrés Porta, directeur du Centre de Recherches sur l’Environnement (CIM), a souligné que tant le Conicet que l’UNLP jouent un rôle stratégique en tant qu’institutions publiques génératrices de connaissances.

« Tout ce qui n’est pas récupéré est enterré. Moins vous enterrez de déchets, plus vous économisez. C’est une équation très simple », a expliqué Porta.

L’expérience accumulée par les équipes de recherche peut contribuer à une gestion des déchets intégrale, soutenue et basée sur des preuves scientifiques.

Coopératives et articulation sociale

Le rapport propose également un recensement des coopératives de recyclage pour connaître leurs capacités et leurs besoins. Il est envisagé de créer un système de stages avec des étudiants avancés de l’UNLP, ce qui permettrait de renforcer le lien entre le milieu académique et les organisations sociales.

Le Conseil Social de l’université a souligné qu’une plus grande articulation entre le secteur académique et les organismes responsables de la gestion permettrait d’améliorer la qualité des informations disponibles et de concevoir des politiques publiques plus efficaces.

La Plata fait face à un défi urgent : augmenter la récupération des déchets pour se rapprocher des normes internationales et réduire l’impact environnemental. Les propositions scientifiques et sociales impulsées par la UNLP, le Conicet et la CICPBA visent à transformer la gestion des déchets en un modèle d’économie circulaire qui combine innovation, inclusion et durabilité.

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