Córdoba : plus de 35 spécimens de faune sauvage relâchés après leur période de réhabilitation

La Police Environnementale de Córdoba, dépendante du Ministère de l’Environnement et de l’Économie Circulaire, a réalisé une nouvelle libération d’exemplaires de faune sauvage qui avaient obtenu le feu vert sanitaire et comportemental après avoir été sauvés de la captivité lors de divers contrôles.

La journée s’est déroulée dans une zone rurale de Colanchanga, dans les Sierras Chicas de Córdoba, un environnement avec une végétation propice pour que les animaux aient une seconde chance dans la vie sauvage.

Animaux libérés

Au total, ont été libérés :

  • 25 oiseaux.
  • 2 rapaces.
  • 4 oiseaux charognards.
  • 2 opossums.
  • 1 chat sauvage.
  • 1 renard gris.

Certains de ces exemplaires avaient été accueillis au Parc de la Biodiversité dans la ville de Córdoba, tandis que d’autres ont été pris en charge au centre de sauvetage Tatú Carreta, à Casa Grande (département de Punilla).

Centres de sauvetage et processus de réhabilitation

« Ces deux centres sont les principaux avec lesquels nous travaillons en raison de leur capacité d’accueil des animaux sauvés. Bien sûr, ils ne sont pas les seuls, mais c’est là que nous dirigeons le plus grand flux de faune sauvage », a expliqué Adrián Rinaudo, secrétaire de la Police Environnementale.

Le fonctionnaire a détaillé que chaque animal suit un processus différent avant d’être réintroduit dans la nature : certains nécessitent seulement une quarantaine, tandis que d’autres ont besoin de soins assistés, de réhabilitation physique ou comportementale. « Tous ne peuvent pas retourner, c’est pourquoi nous insistons sur le fait que la place de la faune sauvage est dans la nature », a-t-il souligné.

Exemplaires libérés par chaque centre

Depuis le Tatú Carreta, ont été libérés :

  • 5 piquitos de oro.
  • 6 reinasmoras.
  • 2 pepiteros de collar.
  • 1 naranjero.
  • 1 brasita de fuego.
  • 5 chardonnerets.
  • 2 chimangos.

De son côté, le Parc de la Biodiversité a annoncé la libération de :

  • 3 cardinaux à huppe rouge.
  • 1 pepitero de collar.
  • 1 corbatita commun.
  • 4 urubus à tête noire.
  • 1 chat sauvage.
  • 1 renard gris.
  • 2 opossums.
faune sauvage
Une opération de la Police Environnementale remet des animaux sauvés dans leur habitat naturel.

Histoires de rétablissement

Parmi les cas les plus remarquables figure celui d’un chat sauvage accueilli en mai alors qu’il n’avait qu’un mois et demi. L’équipe de vétérinaires et de biologistes a travaillé avec lui par le biais d’interactions indirectes pour éviter son imprégnation et préserver son comportement sauvage. Des radiographies, des analyses de sang, des évaluations de locomotion et des suivis constants ont été réalisés par le biais de caméras, surtout la nuit, lorsque l’espèce est plus active.

Un autre cas était celui d’une petite renarde grise de cinq mois qui est arrivée avec un tableau complexe de gale et de déshydratation. Après des mois de traitement et de soins, elle a été libérée à l’âge adulte complètement rétablie.

Les quatre urubus à tête noire ont également nécessité un processus spécial : ils sont arrivés juvéniles, certains encore avec du duvet. L’équipe a travaillé sur leur adaptation des enclos et l’entraînement au vol, réussissant à ce qu’ils se nourrissent et volent correctement aujourd’hui.

Un effort collectif pour la conservation

« Tous sont arrivés très jeunes et certains ont nécessité des soins assistés, des suivis constants et une adaptation des enclos. L’objectif a toujours été de préserver leur comportement sauvage », a expliqué Melody Bayro, biologiste et responsable de la section Bien-être Animal du Parc de la Biodiversité.

L’opération reflète l’engagement de Córdoba envers la conservation de la faune sauvage et l’importance des centres de sauvetage comme espaces de réhabilitation et d’éducation environnementale.

La libération de plus de 35 exemplaires à Colanchanga démontre que la réhabilitation et la réinsertion de la faune sauvage sont possibles grâce au travail conjoint de spécialistes et d’autorités. Chaque animal qui retourne dans son habitat est un rappel que la nature est sa place et que la société doit redoubler d’efforts pour éviter la captivité et protéger la biodiversité.

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