Bahía Blanca renforce le recyclage des piles usagées pour freiner un risque environnemental invisible et persistant

Dans la vie quotidienne, les piles alimentent télécommandes, horloges et jouets. Cependant, lorsqu’elles sont épuisées, leur élimination inadéquate devient un problème sérieux.

Les spécialistes avertissent que les piles usagées sont des déchets dangereux. Elles contiennent mercure, cadmium, plomb, manganèse, nickel et zinc. Si elles finissent dans des décharges ou des sites d’enfouissement, elles peuvent se détériorer. Elles libèrent alors des substances toxiques qui contaminent le sol et les nappes phréatiques.

On estime qu’une pile ordinaire peut affecter jusqu’à 3 000 litres d’eau. Une pile alcaline atteindrait 175 000 litres et une pile bouton 600 000 litres.

De plus, 80 % du mercure présent dans les déchets provient des piles. Par conséquent, leur gestion adéquate est prioritaire dans l’agenda urbain.

Piles usagées. Photo : Unsplash.
Recyclage des piles usagées. Photo : Unsplash.

Points de collecte pour une élimination sûre

Face à ce scénario, la Municipalité de Bahía Blanca a renouvelé les points de collecte. L’objectif est d’éviter qu’elles se mélangent avec les déchets ménagers.

Les résidents peuvent les apporter à l’Ecopoint Nord, à Castelli 2741. Également à l’Ecopoint Ingeniero White, à Harris 3651.

Des succursales de la Cooperativa Obrera s’ajoutent. De même, des stations-service Shell à O’Higgins 401, Avenue Alem 2095 et Bahía Blanca Plaza Shopping, Sarmiento 2153.

Ces espaces disposent de urnes spéciales pour un stockage sûr. Ensuite, les déchets sont envoyés à un traitement spécifique. Avant de les apporter, il est recommandé de les conserver dans des bouteilles en plastique. Dans le cas des batteries au lithium, couvrir les pôles avec du ruban adhésif.

Un recyclage complexe mais nécessaire

Le recyclage varie selon la composition de chaque pile. Les piles bouton sont chauffées pour récupérer le mercure par condensation.

En revanche, les piles conventionnelles sont broyées et traitées avec des techniques hydrométallurgiques. Ainsi, le zinc, le nickel, le cuivre, le manganèse et le graphite sont récupérés.

La réutilisation de ces métaux réduit l’extraction de ressources naturelles. De plus, elle renforce l’économie circulaire.

Cependant, sur 100 piles, seules 15 sont collectées sélectivement. Et moins d’une est effectivement recyclée. Leur fabrication implique également un coût énergétique élevé. Jusqu’à 50 fois plus d’énergie est investie que ce qu’elles génèrent.

déchets des piles
Recyclage des piles usagées.

Bénéfices environnementaux et sociaux de l’initiative

L’extension des points de collecte réduit les risques de contamination. En conséquence, elle protège les sources d’eau et la qualité de l’air.

De plus, elle promeut des habitudes responsables à la maison. Séparer et transporter les piles est un geste simple avec un grand impact.

L’initiative renforce la conscience environnementale communautaire. Chaque action individuelle contribue au bien-être collectif.

Dans un contexte où un consommateur moyen utilise entre 30 et 50 piles par an, la gestion adéquate devient essentielle. Ainsi, Bahía Blanca progresse vers une ville plus durable et engagée envers son environnement.

Impact écologique des piles mal gérées

Lorsque les piles sont jetées avec les ordures ménagères, elles peuvent se dégrader dans les décharges ou les sites d’enfouissement. En conséquence, elles libèrent des métaux lourds qui contaminent le sol et les nappes phréatiques.

Le mercure, le cadmium et le plomb peuvent persister pendant des années dans l’environnement. De plus, ils entrent dans la chaîne alimentaire et affectent la faune, la flore et la santé humaine.

De même, leur combustion ou détérioration libère des substances toxiques dans l’air. Par conséquent, la gestion inadéquate des piles représente un risque cumulatif pour les écosystèmes urbains et ruraux.

 
 

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