Enquête sur un présumé trafic d’animaux protégés et gestion illégale d’espèces dans une réserve de chasse d’Entre Ríos

La protection de la biodiversité est redevenue le centre de l’attention à Entre Ríos après une importante opération menée dans un établissement dédié à l’activité cynégétique. L’opération s’est déroulée à Costa Uruguay Sur, dans le département de Gualeguaychú, où des organismes nationaux progressent dans une enquête liée à de possibles infractions contre la faune sauvage.

La mesure a été exécutée par des agents de la Délégation Intelligence Criminelle et Enquêtes de la Préfecture Navale Gualeguaychú avec du personnel spécialisé de la Brigade de Contrôle Environnemental de la Sous-secrétariat de l’Environnement de la Nation.

De plus, l’intervention a été ordonnée par le Parquet Fédéral dans le cadre d’une affaire visant à déterminer d’éventuels non-respects de la réglementation environnementale et des irrégularités présumées liées au transport et à l’utilisation d’animaux sauvages.

Investigan presunto contrabando de fauna protegida y manejo ilegal de especies en un coto de caza de Entre Ríos. Foto: ERA Verde.
Ils enquêtent sur un présumé trafic d’espèces protégées et une gestion illégale d’espèces dans un domaine de chasse à Entre Ríos. Photo : ERA Verde.

Découvertes qui approfondissent l’enquête

Lors de la procédure réalisée sur le site dénommé Médano Salvaje, les inspecteurs ont détecté des éléments qui pourraient être pertinents pour l’avancement de l’affaire judiciaire.

Parmi les découvertes, on a trouvé les bois d’un cerf élaphe de grand développement génétique, ainsi qu’un spécimen vivant de la même espèce. De même, les autorités ont constaté la présence d’autres animaux dont la situation légale sera également analysée.

D’autre part, les agents ont saisi des dispositifs électroniques et recherché des documents permettant de reconstituer les mouvements, les autorisations et les opérations possibles liées à l’activité développée au sein de l’établissement.

Soupçons sur le transport de spécimens

L’enquête a été initiée suite à une plainte déposée par une organisation dédiée à la lutte contre les crimes contre la faune sauvage. Selon les informations intégrées au dossier, il existerait des indices qu’un spécimen de haute valeur génétique aurait été transporté de Roque Sáenz Peña, dans la province de Buenos Aires, jusqu’à Costa Uruguay Sur.

Par la suite, cet animal aurait été intégré à des activités de chasse sportive, situation qui fait actuellement l’objet d’une analyse par la Justice Fédérale.

Par ailleurs, les autorités tentent de déterminer si les permis correspondants pour l’introduction d’espèces exotiques sur le territoire d’Entre Ríos ont été respectés et si la quantité d’animaux présents correspondait aux autorisations accordées.

Investigan presunto contrabando de fauna protegida y manejo ilegal de especies en un coto de caza de Entre Ríos. Foto: ERA Verde.
Ils enquêtent sur un présumé trafic d’espèces protégées et une gestion illégale d’espèces dans un domaine de chasse à Entre Ríos. Photo : ERA Verde.

Quelles limitations les normes argentines établissent-elles pour les domaines de chasse ?

La législation argentine impose des régulations strictes pour le fonctionnement des domaines de chasse et des établissements liés à l’exploitation de la faune sauvage. Ces normes visent à garantir la conservation des écosystèmes et à éviter l’exploitation indiscriminée des espèces.

En ce sens, la Loi Nationale 22.421 établit que la protection, la conservation et l’utilisation rationnelle de la faune constituent un intérêt public. Par conséquent, toute activité liée à la capture, au transport, à la commercialisation ou à la chasse doit disposer des autorisations correspondantes.

De plus, les provinces possèdent des régulations spécifiques qui déterminent quelles espèces peuvent être chassées, à quelles périodes, sous quelles modalités et en quelles quantités. Le non-respect de ces dispositions peut entraîner des sanctions administratives, des amendes et même des poursuites pénales.

L’importance écologique de contrôler les activités cynégétiques

Les spécialistes soulignent qu’une surveillance adéquate est fondamentale pour éviter l’introduction irrégulière d’espèces, l’altération génétique des populations animales et les impacts sur les écosystèmes natifs.

De même, la présence d’espèces exotiques hors de contrôle peut générer une concurrence avec la faune autochtone, modifier les habitats et affecter les processus écologiques essentiels pour la biodiversité régionale.

C’est pourquoi les actions de surveillance et de contrôle développées par les organismes environnementaux et judiciaires constituent des outils clés pour préserver le patrimoine naturel et garantir que toute activité liée à la faune soit réalisée selon des critères de durabilité et de conservation.

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