L’abandon des cultures augmente la pollution par les nitrates dans la Mar Menor : impact sur le Campo de Cartagena

L’impact potentiel négatif de l’abandon des cultures dans la Mar Menor a émergé comme un sujet controversé dans les récents débats environnementaux. Bien qu’il soit généralement admis que cesser de cultiver atténue les dégâts écologiques, des recherches récentes suggèrent que la situation est plus complexe qu’on ne le pensait.

Abandon des cultures et pollution par les nitrates dans la Mar Menor

Des études réalisées dans le Campo de Cartagena indiquent que les terrains agricoles non utilisés continuent d’accumuler des nitrates. Sans plantes pour les absorber, ces nutriments peuvent s’infiltrer profondément dans le sol, se retrouvant dans les eaux connectées à la Mar Menor.

De plus, une approche intégrale est nécessaire, qui ne se contente pas de considérer l’utilisation des sols, mais également d’autres sources de pollution, telles que les eaux usées urbaines et industrielles, ainsi que la pratique d’une agriculture durable.

La végétation joue un rôle crucial en absorbant les nutriments, ce qui limite la pollution. Sans elle, les nitrates se mobilisent plus facilement, augmentant le risque d’atteindre les aquifères et l’environnement de la Mar Menor.

La crise de la Mar Menor fait partie du débat environnemental depuis des années. Cependant, les nouvelles analyses montrent que simplement abandonner les terres agricoles ne garantit pas une réduction de la pollution.

Même après plusieurs années sans culture, les terrains continuent de montrer des niveaux significatifs de nitrates. Cela est dû à la minéralisation de la matière organique, qui libère de l’azote et génère de nouveaux nitrates sans cultures pour les absorber.

Le risque de lixiviation, le processus par lequel les nitrates du sol se déplacent vers des couches plus profondes, augmente avec les pluies intenses, de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique.

Les études détectent des pertes allant jusqu’à 84% de nitrates dans les premiers centimètres du sol après des pluies, ce qui indique un transport significatif de nutriments vers des niveaux inférieurs.

Les cultures, à travers leurs racines, absorbent l’azote, réduisant ainsi la quantité de polluants qui pourrait être transportée par l’eau.

L’élimination de ces couvertures végétales augmente la quantité de nitrates disponibles pour se lixivier vers les aquifères et les masses d’eau connectées à la lagune, augmentant le risque d’eutrophisation.

Pour récupérer la Mar Menor, une planification environnementale est nécessaire, qui considère le comportement des nutriments dans la zone. Les politiques qui ne promeuvent que l’abandon des terres peuvent ne pas être efficaces sans mesures de gestion complémentaires.

La protection de la Mar Menor implique de combiner les connaissances scientifiques avec la gestion de l’eau, la conservation des sols et le développement de modèles agricoles respectueux de l’environnement.

La crise écologique de la Mar Menor reste un défi important en Espagne. Chaque étude ajoute une perspective à la compréhension de la façon dont les nutriments se distribuent et ce qui influence leur pollution.

Comprendre les effets négatifs de l’abandon agricole est essentiel pour créer des solutions efficaces et durables. Les données montrent que l’absence d’activité agricole ne réduit pas toujours la pollution, et que la gestion du territoire doit s’appuyer sur des preuves scientifiques.

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