Le Ministère de l’Environnement a officialisé des normes plus strictes pour le PM 2.5, réduisant drastiquement les seuils annuels et quotidiens pour protéger la santé publique.
Dans un mouvement stratégique pour élever les normes de santé publique, le Gouvernement du Chili a promulgué une nouvelle Norme de Qualité Primaire pour les Particules Fines (PM 2.5).
Cette réglementation représente le cadre légal le plus strict de l’histoire du pays en ce qui concerne la pureté de l’air, établissant des paramètres significativement plus bas pour les concentrations de microparticules polluantes autorisées dans l’atmosphère.
La mise à jour réglementaire redéfinit les limites d’exposition que l’État considère acceptables. La moyenne annuelle de concentration de PM 2.5 sera réduite de 20 microgrammes par mètre cube (µg/m³) actuellement à seulement 12 µg/m³. De même, la mesure de concentration quotidienne subira un ajustement sévère, passant d’un maximum de 50 µg/m³ à une limite de 30 µg/m³.
Une approche centrée sur la santé respiratoire
Le renforcement de ces mesures répond à la nécessité de atténuer les effets des particules les plus petites et les plus dangereuses, capables de s’infiltrer dans le système respiratoire et d’atteindre le torrente sanguin.
En alignant la législation locale avec les directives internationales, le Chili cherche à réduire l’incidence des pathologies cardiovasculaires et respiratoires liées à la pollution urbaine.
Depuis le Ministère de l’Environnement, il a été souligné que ce changement n’est pas seulement technique, mais un outil de gestion territoriale. En abaissant les « plafonds » des émissions autorisées, un plus grand nombre de localités pourraient être déclarées comme « zones saturées » ou « latentes« .
Cette qualification est le moteur légal qui oblige les autorités à mettre en œuvre des Plans de Prévention et de Décontamination Atmosphérique (PPDA), des outils qui jusqu’à présent étaient régis par des normes moins exigeantes.
Mise en œuvre progressive et portée nationale
La transition vers ces nouveaux niveaux d’exigence ne sera pas immédiate, mais se fera de manière progressive pour permettre l’adaptation des divers secteurs.
Le calendrier de mise en œuvre s’étendra sur une période de cinq ans, en commençant par un objectif intermédiaire de 18 µg/m³ pour la moyenne annuelle et 42 µg/m³ pour le quotidien, jusqu’à atteindre les objectifs finaux de 12 et 30 µg/m³, respectivement, à la cinquième année de mise en vigueur.
Actuellement, le pays compte 29 plans de décontamination actifs, dont 26 ont été conçus sous l’ancienne norme.
Avec l’entrée en vigueur de ces nouvelles limites, on s’attend à ce que la couverture de protection environnementale s’élargisse, forçant une révision des stratégies actuelles de contrôle des émissions dans les principaux pôles industriels et zones urbaines du territoire chilien.




