L’organisation de conservation marine, Oceana, a intensifié ses efforts pour arrêter le projet minier portuaire controversé Dominga au Chili. Récemment, ils ont présenté un appel devant la Commission Ministérielle du Chili, demandant l’inclusion d’informations critiques qui ont été omises dans la Résolution de Qualification Environnementale (RCA) initiale qui a rejeté le projet.
Oceana Renforce son Opposition au Projet Dominga au Chili
Liesbeth van der Meer, directrice exécutive d’Oceana au Chili, a souligné que, bien que les Secrétariats Ministériels Régionaux de Seremis et le Préfet aient déjà présenté des raisons pour rejeter la mine Dominga, il existe des déficiences techniques et environnementales supplémentaires qui doivent être prises en compte. « Nous avons documenté de graves défaillances techniques et environnementales de la part de l’entreprise contractante, ajoutant de nouvelles raisons pour soutenir le rejet du projet », a expliqué van der Meer.
L’appel d’Oceana met l’accent sur l’importance d’inclure ces arguments scientifiques dans la résolution finale, car ils soulignent les vulnérabilités inhérentes au projet minier. La présentation vise également la suspension définitive du projet, en tenant compte des observations formulées par l’organisation environnementale.
Parmi les problèmes soulignés, Oceana mentionne l’inclusion tardive du transport maritime dans le processus d’évaluation, ce qui élargit la zone d’impact et pose des risques supplémentaires pour la flore et la faune des réserves marines voisines.
En mars, la Commission d’Évaluation Environnementale de la Région de Coquimbo a décidé de rejeter le projet Andes Iron en raison de sa menace pour les réserves marines locales et de l’absence de garanties sur l’absence d’impact significatif sur l’Environnement. Les mesures de mitigation proposées ont également été jugées insuffisantes.
Suite à cette décision, l’entreprise minière a présenté un appel pour inverser le rejet, qui est maintenant entre les mains du Comité Ministériel. Ce groupe, composé des ministères de l’Environnement, de l’Économie, des Mines, de l’Agriculture, de l’Énergie et de la Santé, sera chargé de confirmer ou de révoquer la décision initiale. Le verdict est attendu au second semestre de 2017.
Van der Meer a souligné la nécessité de protéger l’habitat unique de Punta Choros, abritant 80% de la population mondiale de manchots de Humboldt et les réserves marines les plus anciennes du Chili. « Cet écosystème unique est irremplaçable et doit être conservé », a-t-elle ajouté.



