Sécheresse extrême dans la vallée de Genoa : inquiétude face à la pénurie d’eau et à l’avenir productif du plateau de Chubut.

Le début de l’été a trouvé Gobernador Costa et sa zone d’influence dans une situation hydrique critique. L’absence de pluies et le manque de perspectives de précipitations approfondissent un scénario déjà délicat : la sécheresse extrême.

Ainsi, l’inquiétude grandit avant de traverser les mois les plus exigeants de l’année. Les cours d’eau qui ont historiquement alimenté la vallée montrent une détérioration alarmante. Pendant ce temps, certains ruisseaux ont cessé de couler depuis des années et d’autres apportent à peine du débit.

Pour cette raison, en aval, les producteurs font face à une urgence quotidienne. Face à ce panorama, les solutions improvisées se multiplient sur le territoire. Cependant, les points d’eau artificiels ne durent que quelques jours et l’eau vient à manquer à nouveau. Ainsi, la fragilité du système hydrique est exposée.

Afluents épuisés et un système à la limite

Le manque de neige et de crues n’est pas un phénomène récent dans la région. Au contraire, il se traîne depuis plusieurs années et affaiblit les bassins locaux. En conséquence, le ruisseau Genoa reçoit à peine des apports significatifs.

De plus, une partie du faible débit disponible est détournée en amont. Cela réduit encore plus le volume qui atteint la localité et les fermes voisines. Ainsi, l’équilibre entre usage humain et productif devient de plus en plus fragile.

En conséquence, la pression sur les sources souterraines augmente sans pause. Chaque forage représente une solution immédiate, mais aussi un risque futur. C’est pourquoi l’inquiétude sur la résistance des nappes grandit.

Sécheresse extrême dans la Vallée du Genoa, Chubut. Photo : El Chubut.
Sécheresse extrême dans la Vallée du Genoa, Chubut. Photo : El Chubut.

Eau potable sous terre

Actuellement, l’approvisionnement en eau potable dépend presque exclusivement de forages. La municipalité a avancé avec de nouveaux travaux pour soutenir l’approvisionnement urbain. Cependant, la demande dépasse rapidement les réserves disponibles.

Les forages atteignent des profondeurs supérieures à 30 mètres. En même temps, les habitants et les producteurs recourent à cette alternative de manière généralisée. De cette façon, le sous-sol devient la dernière garantie hydrique.

Néanmoins, la surexploitation génère des doutes à moyen terme. Si les nappes s’épuisent, il n’y aura pas de marge pour de nouvelles extractions. Par conséquent, la planification devient urgente.

Moins d’eau, moins de production

La sécheresse impacte également de plein fouet l’activité d’élevage. Les établissements situés vers le sud, sur la Route 40, ressentent déjà les conséquences. Ainsi, l’investissement dans les forages et le nettoyage des points d’eau devient constant.

Cependant, l’eau disponible n’est pas suffisante pour soutenir la charge animale. C’est pourquoi de nombreux producteurs envisagent de réduire le nombre de bovins et d’ovins. Cette décision compromet l’économie régionale et l’enracinement rural.

De plus, le manque d’eau accélère la dégradation des sols. Sans végétation suffisante, le risque de désertification augmente. En conséquence, le système productif perd en résilience.

Une rivière qui va à la mer

Face à l’urgence, le débat sur un projet de transfert historique refait surface. L’initiative propose de dériver un petit débit du fleuve Corcovado ou Carrenleufú. De cette manière, les affluents de la Vallée du Genoa seraient renforcés.

Il s’agit d’un volume réduit, mais d’un impact stratégique élevé. Actuellement, ces eaux s’écoulent vers le Pacifique sans utilisation régionale. Pendant ce temps, sur le plateau, la ressource est rare même pour la consommation humaine.

Le projet a été étudié pendant des décennies et n’a jamais été concrétisé. Bien qu’il implique des eaux internationales, le débit proposé est minime. C’est pourquoi il revient comme une alternative structurelle.

Sécheresse extrême dans la Vallée du Genoa, Chubut. Photo : Revista Viajes y Lugares.
Sécheresse extrême dans la Vallée du Genoa, Chubut. Photo : Revista Viajes y Lugares.

Le projet revient à l’agenda

Ces derniers mois, le transfert a repris sa place dans les discussions officielles. Les organismes techniques et les autorités provinciales ont rouvert le dialogue. Ainsi, le sujet commence à retrouver une visibilité politique.

L’ouvrage permettrait de soutenir des centaines de milliers d’hectares productifs. Sans elle, l’avancée de la désertification semble inévitable. Par conséquent, la décision dépasse le local et acquiert une dimension environnementale.

Si rien n’est fait, la vallée pourrait se transformer en un territoire dégradé. Moins d’eau impliquerait moins d’arbres, plus de parasites et une perte de biodiversité. En conséquence, le temps pour définir une solution se raccourcit.

Causes possibles de la sécheresse persistante

Parmi les principaux facteurs figure la diminution soutenue des chutes de neige. L’augmentation des températures réduit l’accumulation de neige dans la cordillère. Ainsi, les fontes sont de plus en plus faibles et irrégulières.

De plus, le changement climatique modifie les schémas de précipitations. Les pluies sont plus rares et concentrées, ce qui complique la recharge des bassins. C’est pourquoi les rivières du plateau perdent en continuité.

À cela s’ajoute la pression humaine sur les cours d’eau. Détournements, forages et manque de planification aggravent le déficit hydrique. De cette manière, la sécheresse cesse d’être uniquement naturelle et devient structurelle.

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