New York fait face à une préoccupation croissante concernant la présence d’une invasion de moustiques, une situation qui s’intensifiera à partir du 11 avril. D’ici 2026, les risques ne se limitent pas aux piqûres, mais affectent également la santé publique.
Le Département de la Santé met en garde contre la surveillance et le contrôle des moustiques du 1er avril au 31 octobre. Depuis 1999, le virus du Nil occidental est présent chaque année chez les moustiques locaux. En 2025, pour la première fois, le virus Jamestown Canyon a été identifié chez les moustiques, bien qu’aucune infection humaine n’ait été enregistrée.
La prolifération des moustiques est influencée par la chaleur et l’humidité. Même de petites quantités d’eau stagnante, comme dans des seaux ou des pots de fleurs, peuvent servir de lieu de reproduction.
La ville avertit qu’à des températures élevées, les moustiques peuvent se reproduire dans des eaux stagnantes pendant plus de cinq jours.
Le changement climatique est un facteur pertinent. Selon les CDC, les températures plus chaudes et les changements dans les précipitations favorisent la transmission de maladies par les insectes.
Prolifération des moustiques
Une étude indique que dans l’État de New York, l’augmentation de la température a prolongé la saison du virus du Nil occidental de près d’un mois au cours des 25 dernières années.
Le virus du Nil occidental reste la principale préoccupation à New York, avec des milliers de lots de moustiques positifs détectés chaque année. En 2025, 1 378 lots positifs et 16 cas humains neuro-invasifs ont été signalés. La présence du virus Jamestown Canyon chez les moustiques était une nouveauté, bien qu’aucun cas humain n’ait été enregistré.
Pour contrôler la situation, New York met en œuvre des mesures telles que des pièges et des analyses hebdomadaires de moustiques. Le Département de la Santé inspecte de nombreuses canalisations, appliquant des larvicides lorsque cela est nécessaire. Environ 150 000 canalisations de collecte d’eau sont inspectées chaque saison.
Les stratégies incluent l’utilisation de larvicides aériens avec des hélicoptères dans les zones naturelles et des adulticides avec des camions dans les zones à haut risque. En 2025, la Dre Michelle Morse, commissaire à la Santé, a souligné l’importance de protéger la population pendant l’été.
Éliminer l’eau stagnante reste la mesure la plus efficace. Vérifier chaque semaine les lieux communs comme les soucoupes de pots de fleurs ou les gouttières peut prévenir les lieux de reproduction. Les résidents doivent discuter de ces sujets, surtout s’ils vivent dans des immeubles avec des cours ou des terrasses.
La protection personnelle est cruciale, surtout à l’aube et au crépuscule. Des répulsifs approuvés par l’EPA, tels que le DEET et la picaridine, sont recommandés, ainsi que des vêtements couvrant la peau et des moustiquaires. L’EPA souligne l’importance d’appliquer correctement les répulsifs.



