Des organisations environnementales de Mendoza lancent une campagne pour demander la fermeture du serpentarium de la province

Une nouvelle campagne menée par des organisations environnementales a relancé à Mendoza le débat sur la présentation d’animaux sauvages en captivité. Lors d’une activité solidaire destinée à collecter des fonds pour la protection de la faune locale, un groupe de bénévoles a recueilli des signatures dans le but de demander la fermeture du serpentarium provincial.

L’initiative est promue par Ecológicos Unidos en collaboration avec l’association civile Garras Unidas. Les deux entités cherchent à rouvrir une discussion qu’elles soutiennent depuis plusieurs années sur le rôle des espaces dédiés à la présentation d’animaux face aux nouveaux paradigmes de conservation.

De plus, la proposition s’inscrit dans une série de transformations que la province a connues en matière de bien-être animal, notamment après les changements impulsés dans d’anciennes institutions dédiées à la présentation de la faune.

Organisations environnementales de Mendoza lancent une campagne pour demander la fermeture du serpentarium de la province. Photo : Mendoza Post.
Organisations environnementales de Mendoza lancent une campagne pour demander la fermeture du serpentarium de la province. Photo : Mendoza Post.

Une revendication qui reprend d’anciennes campagnes environnementales

Les promoteurs de la campagne expliquent que la proposition s’inscrit dans la continuité d’autres actions qui ont promu la reconversion de l’ancien Zoo de Mendoza et la fermeture de l’ancien Aquarium.

Selon eux, les visites effectuées au serpentarium ont permis d’observer des conditions qu’ils considèrent peu adaptées aux besoins biologiques des reptiles. Parmi les aspects signalés figurent les espaces réduits, l’exposition permanente à la lumière artificielle et l’absence d’éléments caractéristiques de leurs habitats naturels.

En outre, ils soulignent que de nombreuses espèces nécessitent des environnements spécifiques avec des refuges, des substrats adéquats et des conditions environnementales contrôlées pour développer des comportements naturels et réduire les situations de stress.

Pour cette raison, les environnementalistes estiment que la discussion doit se concentrer sur des modèles qui privilégient la conservation, le sauvetage et la réhabilitation plutôt que la présentation permanente d’animaux.

Conservation et bien-être animal au centre du débat

Depuis différents secteurs liés à la protection de la faune, il est également nécessaire de revoir le rôle de ces établissements face aux avancées en matière de bien-être animal.

À cet égard, les spécialistes rappellent que de plus en plus d’institutions évoluent vers des centres axés sur l’éducation environnementale, la recherche scientifique et la récupération d’espèces vulnérables.

D’autre part, ils soulignent que la sensibilisation de la société à la biodiversité peut se développer à travers des propositions qui minimisent l’impact sur les animaux et promeuvent des expériences éducatives plus respectueuses des écosystèmes.

De plus, ils estiment que ces débats contribuent à renforcer une vision plus large sur la protection de la faune sauvage et son importance dans l’équilibre écologique.

Organisations environnementales de Mendoza lancent une campagne pour demander la fermeture du serpentarium de la province. Photo : Serpentario Anaconda.
Organisations environnementales de Mendoza lancent une campagne pour demander la fermeture du serpentarium de la province. Photo : Serpentario Anaconda.

Qu’est-ce qu’un serpentarium et pourquoi étaient-ils si populaires en Argentine ?

Les serpentariums sont des installations destinées à l’hébergement, l’étude, la reproduction ou la présentation de serpents et autres reptiles. Pendant des décennies, ils ont été l’une des principales attractions éducatives et touristiques liées à la faune exotique.

Leur popularité a augmenté en Argentine notamment entre les années 1960 et 1990, lorsque l’intérêt était fort pour rapprocher le public des espèces considérées peu connues ou dangereuses. Ces espaces permettaient d’observer des animaux difficilement visibles dans les environnements urbains.

De plus, de nombreux serpentariums ont développé des activités de recherche liées à la production d’antivenins, l’étude des reptiles et l’éducation sur les accidents ophidiens. Cependant, au fil des ans, de nouvelles perspectives centrées sur le bien-être animal ont émergé, ce qui a conduit à des révisions de leurs modèles de fonctionnement.

La reconversion des espaces dédiés à la faune

Alors que le débat sur le serpentarium se poursuit, les autorités municipales rappellent que l’ancien aquarium de Mendoza a abandonné sa fonction traditionnelle il y a plusieurs années.

Actuellement, le site fonctionne comme Centre de Conservation de la Biodiversité, axé sur la protection des espèces, l’éducation environnementale et le sauvetage de la faune.

De plus, de nombreux spécimens ont été transférés vers des réserves naturelles et des sanctuaires spécialisés, tandis que d’autres restent sous soins professionnels jusqu’à ce que les processus de réinstallation soient terminés.

L’évolution de ces espaces reflète une tendance croissante qui cherche à concilier la conservation de la biodiversité avec des normes de plus en plus exigeantes de bien-être animal, promouvant une relation plus respectueuse entre les personnes et la faune sauvage.

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