Dans la ville de Río Gallegos, province de Santa Cruz, un événement peu habituel a secoué la communauté lorsque la Direction de la Faune du Conseil Agricole Provincial (CAP) est intervenue suite à une dénonciation anonyme. L’alerte indiquait la présence d’un jeune guanaco en captivité, mis en vente dans un groupe d’achat et de vente sur les réseaux sociaux.
L’opération de sauvetage
La dénonciation a motivé l’intervention rapide d’une équipe du CAP qui, accompagnée par le personnel de police, a déployé une opération dans une maison du quartier Municipal, en plein cœur de la capitale provinciale.
En arrivant au domicile, les agents ont constaté l’existence d’un chulenguito —nom donné au jeune guanaco— attaché à une clôture dans le jardin et sans accès à l’eau. Les conditions révélaient un environnement complètement inadéquat pour son bien-être et son développement.
Commercialisation interdite de la faune sauvage
Selon des sources officielles, la famille responsable gardait l’animal en captivité dans l’intention de le commercialiser, pratique que la législation interdit expressément car il s’agit de faune sauvage native.
Les autorités ont retiré sans délai l’exemplaire et ont dressé le procès-verbal d’infraction correspondant, malgré la résistance initiale du responsable du domicile. Le cas suivra le cours administratif et légal prévu pour les infractions de capture, détention et commercialisation interdites d’espèces autochtones.
Soins vétérinaires et récupération
Le chulenguito secouru a été transféré dans les installations du CAP pour recevoir des soins vétérinaires professionnels et appropriés. L’animal présentait des signes de stress et de légères blessures aux membres, compatibles avec de la maltraitance et une manipulation inadéquate.
Le temps passé attaché et le manque de conditions minimales de bien-être ont impacté son intégrité physique et émotionnelle. Comme c’est le cas pour d’autres spécimens d’espèces natives, il nécessitera un suivi professionnel spécialisé pour garantir sa récupération.

Message institutionnel et cadre légal
Depuis le CAP, le message a été clair :
« La manipulation illégale d’animaux sauvages est punie et représente un risque supplémentaire pour la survie des spécimens. »
L’opération a également bénéficié de la collaboration du Ministère de la Sécurité de Santa Cruz. L’accompagnement policier a garanti la protection du personnel intervenant et le respect des réglementations en vigueur en matière de protection de la faune sauvage.
Dénonciations et participation citoyenne
Le Conseil Agricole Provincial a rappelé que les dénonciations de maltraitance, de détention ou de trafic illégal d’espèces peuvent être faites au numéro 2966-279178, un canal direct pour signaler les cas.
Chaque message reçu peut faire la différence entre la préservation d’un spécimen ou son entrée dans le circuit illégal, ont-ils souligné depuis l’organisme.
Le sauvetage du jeune guanaco à Río Gallegos met en évidence l’importance de la dénonciation citoyenne et l’action rapide des autorités pour freiner le trafic illégal de faune native.
L’intervention du CAP et l’accompagnement policier n’ont pas seulement sauvé la vie d’un animal en danger, mais ont également réaffirmé l’engagement institutionnel envers la conservation de la biodiversité patagonienne et le respect de la législation qui protège les espèces autochtones.



