Le district de San Antonio de Areco a commencé à mettre en œuvre des actions visant à décourager la chasse avec des lévriers, une activité qui depuis des années génère des conflits dans les zones rurales de la province de Buenos Aires. L’initiative découle de plaintes répétées de producteurs agricoles préoccupés par l’entrée de personnes sur des propriétés privées pour réaliser des pratiques cynégétiques.
Dans ce contexte, la municipalité a avancé dans de nouveaux mécanismes de contrôle qui incluent la saisie de chiens utilisés lors de ces activités et la promotion d’une future ordonnance destinée à unifier les sanctions et à renforcer les outils juridiques disponibles.
De plus, la proposition a été construite lors de réunions entre producteurs, autorités municipales, membres de la Patrouille Rurale et représentants du Ministère de la Sécurité de Buenos Aires, qui ont convenu de la nécessité d’intervenir face à une problématique récurrente.

Impacts sur la production et les écosystèmes ruraux
Selon les producteurs de la région, l’entrée fréquente de chasseurs provenant de Baradero, Zárate, San Andrés de Giles et Capitán Sarmiento générait des situations de tension permanentes dans les exploitations rurales.
En plus de la violation de la propriété privée, la présence de chiens poursuivant la faune sauvage et les animaux domestiques causait des perturbations dans les écosystèmes locaux et dans les activités productives.
D’autre part, les autorités ont indiqué que ces pratiques peuvent provoquer des stampedes de bétail, des dommages aux clôtures, affecter les haras et créer des troubles dans les exploitations agricoles et d’élevage. À cela s’ajoute la préoccupation concernant la circulation d’animaux sans contrôles sanitaires adéquats.
Premières opérations et saisie d’animaux
Les nouvelles mesures ont commencé à être appliquées récemment par le biais d’opérations menées par le Commandement de Prévention Rurale (CPR). Lors de l’une des procédures, un camionnette se trouvant dans un champ a été interceptée par les autorités.
En conséquence, les chiens utilisés pour l’activité ont été retirés et mis en sécurité. Par la suite, les animaux ont été remis à la fondation Corazón Vagabundo, une organisation dédiée au sauvetage et à la protection des chiens.
De plus, les procès-verbaux contraventionnels correspondants ont été rédigés, marquant un précédent inédit dans la juridiction et établissant de nouvelles lignes directrices d’action face à ce type de situations.
Une initiative qui combine conservation et bien-être animal
La mise en œuvre de ces mesures apporte des bénéfices qui transcendent le domaine productif et atteignent la protection environnementale et le bien-être animal.
D’une part, elle contribue à réduire la pression sur la faune sauvage, évitant les poursuites qui altèrent les comportements naturels de diverses espèces et affectent l’équilibre écologique des environnements ruraux.
D’autre part, elle favorise la prévention de la maltraitance animale associée à l’utilisation intensive de lévriers dans les activités de chasse. Elle renforce également le contrôle sanitaire des animaux impliqués et promeut des pratiques plus responsables sur le territoire.
De plus, l’initiative permet d’optimiser les ressources de sécurité rurale, en les destinant à des situations prioritaires liées à la protection des personnes et des activités productives.

Vers une réglementation intégrale pour le district
Alors que les contrôles se poursuivent, la municipalité travaille sur un projet d’ordonnance qui sera évalué par le Conseil Délibérant. La proposition vise à concentrer en une seule réglementation diverses infractions liées à ces pratiques.
Parmi elles, on envisage l’invasion de la propriété privée, la circulation sans autorisation, la chasse illégale et possibles situations de maltraitance animale. De cette manière, on entend faciliter l’application des sanctions et accélérer les interventions des autorités.
Parallèlement, la municipalité a formellement demandé à être incorporée dans la période de chasse interdite provinciale. L’intention est de progresser vers un modèle de gestion territoriale qui priorise la conservation environnementale, la protection de la biodiversité et le respect des activités rurales.
Un précédent pour d’autres municipalités de Buenos Aires
L’expérience de San Antonio de Areco commence à se positionner comme un cas de référence dans la province de Buenos Aires. La combinaison de contrôles, de sauvetage d’animaux et de futurs outils juridiques représente une stratégie novatrice pour aborder une problématique complexe.
De plus, le travail conjoint entre producteurs, forces de sécurité et autorités locales montre l’importance de générer des consensus pour protéger à la fois les ressources naturelles et le bien-être animal.
En conséquence, l’initiative pourrait devenir un modèle reproductible dans d’autres districts confrontés à des conflits similaires, renforçant la conservation des environnements ruraux et promouvant des formes plus durables de coexistence entre production, nature et communauté.



