L’Équateur promeut le café et le cacao sans déforestation pour se frayer un chemin sur le marché compétitif de l’Union Européenne (UE). Cependant, le pays sud-américain fait face à des défis environnementaux qui mettent en péril à la fois la durabilité de ses ressources naturelles et la compétitivité de ses produits agricoles.
La riche biodiversité de l’Équateur a été impactée par l’expansion non planifiée des cultures de cacao et de café, ce qui a conduit à la déforestation dans certaines zones. Cette situation a eu un impact négatif sur la biodiversité, les ressources en eau et le climat.
L’intérêt mondial, en particulier du marché européen, pour les produits durables, a souligné la nécessité pour l’Équateur d’adopter des pratiques agricoles plus responsables.
L’Équateur cherche à accéder au marché européen avec du café et du cacao durables
L’accès au marché européen est crucial pour l’Équateur, compte tenu de la réglementation stricte de l’UE sur la durabilité et la traçabilité des produits agricoles. Ces politiques visent à minimiser la déforestation associée à l’importation de biens.
Pour se conformer aux exigences du Règlement Européen sur la Déforestation (EUDR), l’Équateur a mis en œuvre une stratégie qui inclut une technologie avancée, une coopération internationale et une gouvernance efficace pour assurer une production durable.
Le Ministère de l’Environnement et de l’Énergie (MAE) a uni ses forces avec plusieurs acteurs, y compris le secteur public, les entreprises et les ONG, pour avancer dans la stratégie REDD+, qui renforce les chaînes de valeur de ses principaux produits agricoles.
L’objectif de ces actions est de préserver les forêts tout en renforçant l’économie rurale, en créant un modèle qui non seulement protège l’environnement mais améliore également les opportunités de marché pour les petits producteurs.
L’utilisation de la technologie, comme le Système SAC développé par MJTEC, permet une géoréférenciation précise des exploitations, garantissant que le café et le cacao exportés ne proviennent pas de zones déboisées.
L’implémentation de ces outils technologiques a conduit à l’exportation de 172 tonnes de café certifié sans déforestation, ce qui est un indicateur positif de la transition vers des pratiques plus durables.
Avec le soutien d’organisations internationales comme le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Plateforme Suisse de Cacao (Swissco), l’Équateur améliore la capacité de ses producteurs à se conformer aux normes internationales.
Cette association mondiale augmente non seulement la capacité technique et la formation des coopératives, mais génère également la confiance du marché international quant à la qualité et à la durabilité des produits équatoriens.
L’approche de l’Équateur ne se concentre pas seulement sur la protection de ses forêts, mais aussi sur l’augmentation de la productivité et la promotion de l’inclusion des petits agriculteurs, le tout sans étendre la frontière agricole.
S’adapter au nouveau Règlement Européen signifie un changement significatif pour le pays, transformant les restrictions en opportunités pour moderniser son secteur agricole et protéger ses ressources naturelles.
L’élan de l’Équateur vers un café et un cacao sans déforestation illustre comment l’innovation technologique et la coopération peuvent être des avantages compétitifs sur les marchés les plus exigeants.



