Lumière propre à Zanzibar : des femmes remplacent les lampes toxiques par l’énergie solaire et transforment leurs communautés

L’archipel de Zanzibar fait face chaque nuit à un défi silencieux : des milliers de foyers sans accès au réseau électrique dépendent de lampes à kérosène. Cette lampe toxique, coûteuse et polluante, affecte la santé et augmente le risque d’incendies dans les habitations précaires.

Face à cette situation, un groupe de femmes mène une transition énergétique qui change les routines et protège l’environnement. L’avancée est impulsée depuis des villages ruraux où les nuits étaient synonymes de fumée et de visibilité réduite.

Là-bas, l’arrivée de panneaux solaires a commencé à modifier la vie quotidienne des familles aux ressources limitées. Le simple fait d’allumer une ampoule fait désormais la différence entre étudier confortablement ou respirer des gaz toxiques.

Lumière propre à Zanzibar : des femmes qui remplacent des lampes toxiques par de l'énergie solaire et transforment leurs communautés. Photo : AP Photo/Jack Denton.
Lumière propre à Zanzibar : des femmes qui remplacent des lampes toxiques par de l’énergie solaire et transforment leurs communautés. Photo : AP Photo/Jack Denton.

Former des leaders pour une énergie propre

À Zanzibar, des dizaines de femmes participent à un programme qui leur offre une formation technique en énergie solaire. L’initiative, impulsée par Barefoot College International, sélectionne des voisines de villages sans électricité. Pendant six mois, elles apprennent à installer et à entretenir des kits solaires domestiques.

La plupart viennent de contextes vulnérables et n’ont pas eu accès à l’éducation formelle. Pourtant, elles retournent dans leurs communautés avec des équipements complets et la préparation nécessaire pour électrifier les habitations. L’objectif est de les transformer en agents de changement et en références locales de technologie durable.

Le programme les priorise en raison de leur fort enracinement communautaire et de leur capacité à assurer la continuité de la tâche. Beaucoup d’entre elles trouvent, en outre, une nouvelle source de revenus et d’autonomie. L’impact s’étend à 1 845 foyers éclairés rien qu’à Zanzibar.

Énergie solaire pour améliorer la santé publique

Le remplacement du kérosène représente une avancée clé en termes de santé. Les lampes traditionnelles génèrent de la fumée qui irrite les yeux, affecte les poumons et produit une pollution intérieure.

De plus, elles provoquent des incendies fréquents dans des habitations étroites ou construites avec des matériaux inflammables. Avec les kits solaires, les familles accèdent à une lumière propre sans dépendre de combustibles coûteux.

L’amélioration immédiate se reflète dans des foyers plus sûrs et dans la réduction des risques pour les enfants et les personnes âgées. En parallèle, les femmes formées reçoivent une formation en santé pour partager des pratiques préventives dans leurs villages.

Le travail des techniciennes solaires démontre comment la transition énergétique peut aussi être un outil sanitaire. En éliminant la fumée et les gaz toxiques, on réduit les maladies respiratoires chroniques et on renforce le bien-être général dans des communautés ayant un accès limité aux services médicaux.

Défis pour consolider le changement

L’expansion du projet fait face à des difficultés liées au financement international. Avec les coupes dans l’aide extérieure, la concurrence pour les fonds devient de plus en plus complexe. Malgré cela, le programme se maintient grâce aux dons et aux activités économiques propres.

Un autre obstacle apparaît dans la résistance culturelle de certaines communautés. Certains secteurs considèrent encore que le travail technique ne correspond pas aux femmes. Cela a conduit à ce que des candidates soient exclues sous la pression familiale.

Cependant, l’acceptation grandit à mesure que les résultats deviennent visibles. Les foyers éclairés, la réduction de la fumée et le revenu économique des participantes génèrent reconnaissance. Les nouvelles techniciennes deviennent des modèles à suivre dans des régions où les opportunités d’emploi sont rares.

La lampe à kérosène est considérée comme une lampe toxique. Photo : Wikipedia.
La lampe à kérosène est considérée comme une lampe toxique. Photo : Wikipedia.

Bénéfices environnementaux et sociaux de l’initiative

La transition vers l’énergie solaire réduit la dépendance au kérosène, un combustible qui émet des gaz polluants. Cela contribue à diminuer l’empreinte carbone dans les zones rurales sans accès aux réseaux électriques. De plus, cela permet un éclairage plus stable, sûr et économique.

L’initiative stimule l’autonomie économique des femmes dans des contextes vulnérables. Chaque installation solaire représente une opportunité d’emploi stable et un revenu soutenu. Ainsi, le projet génère un impact social durable.

En électrifiant des foyers avec une énergie propre, on favorise un développement communautaire plus équitable. Les familles peuvent étudier, travailler ou réaliser des activités nocturnes sans risques sanitaires et on renforce une culture de durabilité basée sur des ressources renouvelables.

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