Colombie a terminé des élections présidentielles serrées avec Abelardo de la Espriella battant Iván Cepeda par moins d’un point de pourcentage. Ce résultat soulève des questions significatives pour l’environnement dans l’un des pays les plus biodiversifiés du monde. Bien que le Registre national de l’état civil de Colombie ait signalé une concordance de 99,997 % entre le pré-dépouillement et le dépouillement, cette élection montre un pays divisé.
L’Avenir Environnemental de la Colombie après les Élections
Les politiques environnementales en Colombie se trouvent à un carrefour. Le nouveau gouvernement devra aborder des questions cruciales telles que la situation de l’Amazonie colombienne, la transition énergétique, l’exploitation minière illégale et les droits des communautés. Selon la loi, le pays doit réduire ses émissions de 51 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Cependant, la nouvelle administration semble pencher vers la relance du pétrole, du gaz et du fracking.
Le problème de la déforestation persiste, notamment en Amazonie, bien qu’en 2024, 113 608 hectares aient été déboisés, ce qui représente le deuxième chiffre le plus bas depuis des années. Des régions comme Caquetá, Guaviare, Putumayo et Meta sont essentielles pour la connexion des écosystèmes andins et amazoniens et font face à des défis tels que l’élevage extensif, l’accaparement des terres et l’exploitation minière illégale.
Abelardo de la Espriella a exprimé son soutien à de nouveaux contrats pétroliers et à l’exploration d’hydrocarbures, en privilégiant la souveraineté énergétique sur la transition verte. Cependant, un rapport de l’IISD, Earth Insight et OPIAC avertit que l’expansion du pétrole et du gaz en Amazonie menace les communautés indigènes et la biodiversité. Malgré ses promesses d’un plan environnemental centré sur l’eau, la biodiversité et les communautés, la mise en œuvre dans les territoires reculés reste un défi.
D’un autre côté, Iván Cepeda proposait de continuer avec le Pacte Historique, soulignant l’importance de la bioéconomie et des énergies renouvelables. Son approche de la transition énergétique et du rôle des communautés locales contraste avec l’accent mis par De la Espriella sur la sécurité et la croissance économique basée sur l’exploitation des ressources naturelles.
La sécurité a été un sujet central lors de cette élection. L’expansion des groupes armés et des problèmes tels que l’exploitation minière illégale et le narcotrafic alimentent la violence en Amazonie. Les communautés indigènes ont exprimé leurs préoccupations à l’ONU, demandant d’éviter des réponses purement militaires et de plaider pour des solutions combinant intelligence, justice et alternatives économiques.
La Colombie a déjà des engagements climatiques importants avec l’OCDE, qui incluent la réduction des émissions et la protection des investissements climatiques. Le nouveau gouvernement devra harmoniser le développement de l’industrie pétrolière avec ces objectifs, en utilisant la technologie, la surveillance et des consultations réelles pour protéger des zones sensibles comme les páramos et les territoires indigènes.
En fin de compte, l’équilibre entre la croissance économique et la durabilité environnementale sera crucial. L’Amazonie pourrait devenir une monnaie d’échange dans les négociations politiques, ou être élevée à une priorité nationale. La décision de comment croître déterminera l’avenir écologique et économique du pays.



