La Fiscalie N.º 1 de Villa Dolores (Córdoba) a ordonné la fermeture préventive d’Intégration Minera SRL suite à des plaintes répétées d’organisations environnementales et de voisins de Las Tapias. L’entreprise a retiré sa machinerie lourde de la vallée de Traslasierra, bien que les assemblées avertissent que le conflit reste ouvert et appellent à maintenir l’organisation et l’état d’alerte.
La mesure s’inscrit dans des actions impliquant la Secrétariat de l’Environnement, le Secrétariat des Mines et l’Unité Fiscale Spécialisée en Matière Environnementale (UFEMA). La Police Environnementale avait inspecté le site et constaté diverses infractions, ce qui a motivé la demande de fermeture.
La voix des organisations
Le Forum Environnemental Traslasierra Ligne Fondatrice (FATLF) et le Cabildo Ouvert Traslasierra ont été les principaux instigateurs des plaintes. Pour eux, le retrait de l’entreprise est un succès, mais pas une victoire définitive :
- “Nous savons que c’est une bonne nouvelle, mais aussi que la lutte ne se termine jamais”, ont-ils exprimé.
- Ils soulignent que l’avancée extractiviste en Argentine est la plus importante de l’histoire et que les intérêts miniers pourraient tenter de revenir dans de meilleures conditions.

Stratégie pacifique et civile
L’anthropologue Luis María Jiménez, membre des organisations, a expliqué :
- “L’organisation populaire donne des résultats et il existe des outils dans les droits civils qui ont été peu exploités par l’environnementalisme traditionnel”.
- Il a souligné le caractère pacifique des actions : “En étant totalement pacifiques, elles empêchent la répression traditionnelle des actions de défense des biens communs”.
La fermeture a été le premier résultat d’un processus qui a inclus des présentations judiciaires, une pression sur les organismes de contrôle et des actions de visibilité publique.
Un conflit ouvert
Bien que l’entreprise ait retiré sa machinerie, les organisations insistent pour maintenir la mobilisation :
- Ils avertissent qu’il existe des demandes de prospection en cours qui couvrent 18% du département de San Javier et 14% de San Alberto.
- Ces zones se trouvent sur des ressources hydriques stratégiques de la vallée, ce qui renforce la préoccupation sociale.
- Ils rejettent toute forme d’exploitation minière : “Nous ne voulons aucune forme de mine dans notre vallée, car il est plus que prouvé qu’il n’existe pas de ‘mine durable’”, a conclu Jiménez.
La fermeture d’Intégration Minera SRL à Traslasierra représente un progrès significatif dans la défense environnementale, mais aussi un rappel que les conflits liés à l’extractivisme minier restent ouverts. L’expérience montre comment l’organisation communautaire et l’utilisation d’outils légaux peuvent freiner des projets qui menacent les biens communs, bien que la vigilance et la résistance doivent se poursuivre.



