Chili a officiellement inscrit Michelle Bachelet comme candidate au poste de Secrétaire général de l’ONU. La nomination bénéficie également du soutien du Brésil et du Mexique, ce qui renforce son poids politique régional.
L’annonce a été faite au palais présidentiel et marque un tournant pour l’Amérique latine. La région apparaît à nouveau comme une option pour diriger l’organisation multilatérale.
De plus, la candidature s’inscrit dans un contexte historique où aucune femme n’a jamais occupé ce poste en huit décennies.
Une figure avec une expérience mondiale
Michelle Bachelet, âgée de 73 ans et pédiatre de formation, a été la première et unique femme à accéder à la présidence du Chili. Elle a exercé deux mandats, entre 2006-2010 et 2014-2018.
Ensuite, sa carrière s’est projetée au système international. Elle a d’abord dirigé ONU Femmes et a ensuite été haute-commissaire aux Droits de l’Homme.
Ainsi, sa trajectoire combine gestion étatique, leadership multilatéral et une vision centrée sur les droits, l’équité et la durabilité.

Le tour régional et le débat de genre
Selon une pratique non écrite aux Nations Unies, le Secrétariat général tourne entre les régions. Dans ce cycle, l’Amérique latine apparaît comme la candidate naturelle.
De plus, il existe un consensus croissant selon lequel le prochain leadership devrait revenir à une femme. Cette combinaison renforce la candidature chilienne.
Dans ce contexte, Bachelet est en compétition avec des figures comme Rebeca Grynspan, Alicia Bárcena, Mia Mottley et Rafael Grossi.
Politiques de Bachelet qui renforcent sa candidature
Durant ses gouvernements au Chili, Bachelet a impulsé des réformes avec un impact social et environnemental. Elle a promu l’extension des zones protégées et le renforcement de l’institutionnalité environnementale.
De même, sa gestion a progressé dans les politiques d’énergies renouvelables, réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Cela a permis de diversifier la matrice énergétique du pays.
En même temps, elle a intégré l’approche climatique dans la planification publique, intégrant le développement social et la protection des écosystèmes.

Droits de l’homme et durabilité comme axes
Bachelet a également promu un agenda de droits sociaux lié au bien-être environnemental. Elle a renforcé les systèmes de santé publique et de protection sociale, essentiels face aux crises climatiques.
De plus, elle a encouragé la participation citoyenne dans les décisions environnementales, notamment dans les territoires affectés par des conflits socio-environnementaux.
Cette approche intégrale renforce son profil en tant que candidate capable d’articuler les droits de l’homme, la justice sociale et la durabilité globale.
Une candidature avec une projection mondiale
Après l’annonce, Bachelet a exprimé son engagement envers la responsabilité qu’implique la direction des Nations Unies. Sa candidature vise à représenter non seulement le Chili, mais une vision régionale. Si elle est élue, elle remplacerait Antonio Guterres, dont le mandat se termine le 31 décembre 2026.
Ainsi, l’Amérique latine se repositionne dans le débat mondial, avec une proposition qui combine expérience, équité de genre et une vision écologique du développement.



