Le Ministère des Travaux Publics du Chili a annoncé la concession pour la construction de la route qui reliera Chacao à Chonchi, une œuvre destinée à améliorer la connectivité de l’archipel de Chiloé. Le projet inclut des mesures destinées à réduire l’impact sur la faune sauvage et la biodiversité locale.
L’initiative prévoit l’amélioration d’environ 126 kilomètres d’autoroute et l’incorporation d’infrastructures modernes. Parmi ses caractéristiques, on distingue sept passages pour la faune conçus pour faciliter le déplacement sécurisé des animaux à travers le territoire.
La concession a été attribuée à l’entreprise Costanera SpA et le tracé commencera à l’accès sud du futur pont de Chacao. De là, il continuera jusqu’à la bifurcation de l’accès nord de Chonchi, traversant différents secteurs de l’archipel.
En plus des passages pour la faune, le projet prévoit sept nouveaux ponts, quarante passerelles piétonnes, quatorze échangeurs dénivelés, l’élargissement des accotements et plus de quarante kilomètres de voies de service. Ces travaux visent à transformer l’infrastructure routière du territoire tout en intégrant des critères environnementaux dans sa planification.

Infrastructure pour réduire l’impact sur la faune sauvage
L’un des aspects les plus remarquables du projet est l’inclusion de passages pour la faune, des structures spécialement conçues pour permettre aux animaux de traverser les routes en toute sécurité. Ces ouvrages fonctionnent comme des corridors écologiques qui connectent différents secteurs du paysage naturel.
Dans les régions à haute biodiversité, la fragmentation des habitats causée par les routes peut représenter un risque pour de nombreuses espèces. Les passages pour la faune aident à réduire ce problème en facilitant le mouvement des animaux entre différentes zones de l’écosystème.
L’incorporation de ces structures vise également à réduire les collisions avec la faune sauvage, l’un des principaux impacts de l’infrastructure routière sur les écosystèmes. En ce sens, le projet marque un progrès dans l’intégration de critères de conservation dans les travaux publics au Chili.
De plus, le début des travaux est prévu pour 2028, une fois complétés les études d’ingénierie et l’évaluation de l’impact environnemental qui permettra d’obtenir la résolution environnementale correspondante.
Les avantages des passages pour la faune pour les écosystèmes
Les passages pour la faune offrent de multiples avantages pour la conservation de la biodiversité. Tout d’abord, ils permettent de maintenir connectés les habitats naturels qui sont souvent fragmentés par les routes ou infrastructures humaines.
Cette connectivité est essentielle pour que les espèces puissent se déplacer à la recherche de nourriture, d’abri ou de partenaire reproductif. Sans ces corridors naturels, de nombreuses populations animales restent isolées et peuvent souffrir d’une diminution génétique.
De plus, ces structures contribuent à réduire la mortalité des animaux sur les routes et autoroutes. En offrant des routes de passage sécurisées, elles diminuent significativement le nombre de collisions. Elles génèrent également des bénéfices pour la sécurité routière, car elles réduisent la probabilité d’accidents provoqués par la présence d’animaux sur la route.
Pour ces raisons, les passages pour la faune sont devenus un outil clé dans les stratégies modernes de planification environnementale.

Collisions avec la faune : un problème historique sur l’île de Chiloé
L’île de Chiloé fait face depuis des années à une problématique liée aux collisions avec la faune sauvage. Cette situation affecte particulièrement les espèces natives qui habitent les forêts et les zones humides de l’archipel.
Parmi les animaux les plus touchés se trouvent le pudu, le renard de Chiloé, la huiña et le huillín. Beaucoup de ces spécimens arrivent dans des centres de réhabilitation après avoir subi des accidents sur les routes et chemins ruraux.
Les enregistrements des organisations de conservation indiquent qu’une partie importante des animaux admis pour récupération provient de collisions. Cependant, il est également estimé que de nombreux spécimens meurent sur la route sans être enregistrés.
Cette réalité met en évidence la nécessité d’adopter des mesures qui réduisent l’impact des routes sur la faune sauvage. Dans ce contexte, l’incorporation de passages pour la faune représente un progrès significatif pour protéger la biodiversité de l’archipel et améliorer la coexistence entre infrastructure et nature.



