Vente de viande d’âne à Chubut : le SENASA a refusé l’autorisation de la commercialisation et de la consommation de cet aliment

La polémique autour de la vente et dégustation publique de viande d’âne à Chubut continue de générer des répercussions judiciaires et environnementales. L’affaire est sous l’examen du Parquet Environnemental de Rawson après la diffusion d’activités réalisées dans un commerce de Trelew.

L’affaire a pris de l’ampleur publique après la promotion d’empanadas et d’autres produits élaborés avec de la viande d’âne. La dégustation, ouverte au public et largement diffusée, a provoqué des critiques de la part des organisations de protection et des spécialistes liés au bien-être animal.

De plus, la procureure spécialisée dans les crimes environnementaux et la maltraitance animale, Florencia Gómez, a confirmé que l’enquête est toujours en phase préliminaire et que plus de vingt plaintes ont déjà été déposées par des ONG de différents points d’Argentine et du Mercosur.

D’autre part, l’affaire ne se concentre pas uniquement sur la commercialisation du produit, mais aussi sur les possibles non-respects des normes sanitaires et sur l’impact que ce type de pratiques pourrait avoir sur l’espèce.

Polémique : la vente de viande d'âne croît comme une alternative alimentaire et économique dans la province de Chubut. Photo : Unsplash.
Vente de viande d’âne à Chubut : le SENASA a refusé l’autorisation de la commercialisation et de la consommation de ce produit. Photo : Unsplash.

Le SENASA a refusé les autorisations pour la consommation interne

L’un des aspects les plus importants de l’enquête implique la participation du Service National de Santé et de Qualité Agroalimentaire. Selon les informations, des représentants de l’organisme ont déclaré devant le Parquet et ont nié avoir autorisé l’abattage ou la commercialisation de viande d’âne pour la consommation interne.

De même, les autorités ont souligné que la législation en vigueur prévoit principalement l’exportation de viande équine, bien qu’elle n’autorise pas automatiquement la vente de produits dérivés de l’âne sur le marché national.

En conséquence, l’enquête cherche à déterminer s’il existait des permis spécifiques, des irrégularités administratives ou des violations possibles du cadre sanitaire en vigueur. Elle analyse également la portée d’un supposé « projet pilote » mentionné par certains impliqués.

Pendant ce temps, les spécialistes soutiennent que l’absence de protocoles spécifiques pour la vente, la traçabilité et le contrôle sanitaire crée un scénario juridique ambigu et potentiellement risqué pour les consommateurs et les producteurs.

La consommation de viande d’âne en Patagonie et le débat productif

La consommation de viande d’âne a des antécédents limités dans différentes régions du monde, bien qu’en Patagonie argentine, elle n’ait jamais fait partie d’une pratique alimentaire étendue. Pour cette raison, la situation a suscité la surprise et a ouvert un débat social et culturel intense.

Certains secteurs envisagent la possibilité de développer de nouveaux produits régionaux à partir d’espèces équines. Cependant, les organisations environnementales et les spécialistes du bien-être animal avertissent que les ânes présentent des taux de reproduction faibles et des populations réduites par rapport à d’autres espèces d’élevage.

De plus, ils soulignent que tout éventuel exploitation productive devrait être accompagné d’études de population, de contrôles sanitaires stricts et de réglementations claires pour éviter les impacts négatifs sur les animaux et les écosystèmes ruraux.

D’autre part, les experts liés à la conservation soulignent que la gestion responsable des espèces domestiques dans les environnements patagoniens est essentielle pour prévenir les problèmes de surpâturage, de dégradation des sols et de déséquilibres écologiques.

ânes sauvages
Vente de viande d’âne à Chubut : le SENASA a refusé l’autorisation de la commercialisation et de la consommation de ce produit.

Normes sanitaires et protection environnementale en discussion

La législation argentine régule l’industrialisation de la viande équine principalement à des fins d’exportation. Cependant, le Code Alimentaire Argentin ne prévoit pas spécifiquement la commercialisation de viande d’âne destinée à la consommation habituelle.

En raison de cela, il n’existe actuellement aucun protocole officiel d’abattage, de traçabilité ou de vente pour ce type de produits dans le circuit interne formel. Cette situation laisse de larges vides réglementaires et complique les tâches de contrôle sanitaire.

De plus, les organisations de protection soutiennent que tout progrès commercial sur les espèces équines doit prendre en compte des critères environnementaux, bien-être animal et durabilité productive, surtout dans des régions sensibles comme la Patagonie.

Pendant que l’enquête se poursuit à Rawson, les autorités analysent les responsabilités possibles et évaluent de nouvelles mesures liées au contrôle sanitaire et environnemental de l’affaire qui a généré une répercussion dans tout le pays.

Compartí esta nota

Dernières nouvelles

Te pueden interesar
Te pueden interesar