Le Ministère de l’Énergie et de l’Environnement ainsi que celui de la Sécurité de Mendoza ont secouru des oiseaux sauvages protégés qui étaient en captivité dans une maison de Guaymallén. L’opération a été dirigée par l’équipe de la Faune Sauvage de la Direction de la Biodiversité et de l’Écoparc, en collaboration avec la Police Rurale.
Le directeur de la Biodiversité et de l’Écoparc, Ignacio Haudet, a averti que pour chaque animal vendu sur le marché illégal, 9 meurent lors du processus d’extraction et de transport depuis leur environnement naturel.
Espèces secourues et processus de récupération
Les oiseaux sauvages secourus ont été transférés au Centre de Secours de la Faune Sauvage de la Province, où ils ont été soumis à une évaluation sanitaire et à des protocoles de récupération. Parmi les espèces se trouvaient :
- Cardinaux jaunes
- Siete cuchillos
- Chardonnerets
- Cardinaux à huppe rouge
- Reine mora
- Diucas
Les oiseaux resteront en quarantaine puis passeront par une phase de réhabilitation. S’ils atteignent des conditions d’autonomie compatibles avec la vie sauvage, ils pourront être réintroduits dans leur habitat naturel.
La personne responsable du domicile a été identifiée et est à la disposition du Bureau du Procureur compétent.
La valeur écologique du cardinal jaune
Haudet a expliqué que le cardinal jaune (Gubernatrix cristata) est plus qu’un oiseau attrayant : il remplit des fonctions critiques pour l’écosystème, notamment dans les zones de forêt et d’épineux :
- Dispersion des graines de plantes indigènes comme le caroubier et le piquillín, favorisant la régénération de la forêt.
- Contrôle biologique des insectes et larves, évitant les infestations.
- Espèce indicatrice de la qualité environnementale, car sa présence reflète l’état de conservation de l’habitat.
À l’échelle mondiale, on estime qu’il reste entre 1 500 et 3 000 spécimens sauvages, ce qui en fait une espèce en danger.

Menaces et conservation à Mendoza
Dans la province, la situation du cardinal jaune est particulièrement délicate en raison de :
- Trafic illégal à des fins de domesticité, en raison de son chant et de sa coloration.
- Perte d’habitat due à l’expansion agricole et d’élevage.
- Noyades dans des réservoirs australiens sans rampes d’évasion.
Face à ce scénario, Mendoza a assumé un rôle de premier plan dans sa conservation. Actuellement, sa déclaration en tant que Monument Naturel Provincial est en cours, aux côtés d’autres espèces emblématiques comme l’aigle couronné, le piche et le siete cuchillos, ce qui leur accorderait le niveau de protection légale le plus élevé.
Amendes et sanctions
Haudet a souligné que l’amende administrative pour la possession illégale d’un cardinal jaune peut dépasser les 3 000 000 $, selon la gravité de l’infraction. De plus, des responsabilités pénales peuvent être engagées si un délit est constitué.
L’opération à Guaymallén met en lumière la gravité du trafic illégal de faune sauvage, une pratique qui menace non seulement la biodiversité, mais provoque également la mort de la plupart des spécimens capturés.
La conservation du cardinal jaune et d’autres espèces emblématiques nécessite des actions conjointes de contrôle, d’éducation et de protection légale pour garantir leur survie.
Les moyens de signaler ces faits sont les suivants :
Contacts de la Faune :
261 7503417 (du lundi au vendredi, de 8h à 13h)
Courriel : [email protected]
Portail des démarches : ticketsform.mendoza.gov.ar
Urgences : 911 (demander l’intervention de la Police de Sécurité Rurale).



