Une recherche dirigée par des spécialistes du CONICET et de l’Université Nationale de La Plata a révélé la présence de pesticides et de médicaments vétérinaires dans les cours d’eau de la ceinture fruitière et maraîchère. Dans ce contexte, le suivi a été réalisé dans les ruisseaux Carnaval, El Gato et El Pescado.
De plus, le travail a incorporé une dimension novatrice en analysant les contaminants émergents. Par conséquent, il élargit la compréhension du destin environnemental de ces substances.
En outre, les résultats ont été publiés dans la revue Chemosphere. En conséquence, l’étude s’intègre à la discussion mondiale sur la pollution de l’eau.
Nouveaux contaminants et leur circulation dans l’environnement
L’analyse a inclus des résidus de pesticides et de médicaments utilisés dans la production animale intensive. En particulier, des composés provenant de la dénommée “litière de poulet”, utilisée comme engrais organique, ont été identifiés.
D’autre part, ces résidus contiennent des restes de médicaments qui ne sont pas complètement métabolisés par les oiseaux. De cette manière, ils peuvent s’incorporer au sol et être transportés par l’eau.
De plus, la recherche a confirmé la présence de ces substances dans les plantes aquatiques. En conséquence, un processus d’accumulation est mis en évidence, ce qui complexifie l’évaluation de la pollution réelle.

Découvertes dans les ruisseaux et rôle de la végétation aquatique
L’équipe a relevé huit points dans les trois ruisseaux étudiés. À cet égard, des espèces comme la Lemna gibba, Pistia stratiotes et Eichhornia crassipes ont montré une capacité à absorber les contaminants.
De plus, cette caractéristique peut masquer l’ampleur de la pollution dans l’eau. Par conséquent, les niveaux détectés pourraient être inférieurs aux réels.
Cependant, cela ouvre également la possibilité d’utiliser ces plantes dans des stratégies de remédiation. En conséquence, le développement de zones humides artificielles est envisagé comme une solution écologique.
Impacts sur la santé et l’environnement
La présence de pesticides et de médicaments dans les masses d’eau génère des risques environnementaux significatifs. En premier lieu, elle affecte la biodiversité aquatique en altérant des processus biologiques essentiels.
De plus, certains composés peuvent favoriser la résistance microbienne. Par conséquent, ils représentent une menace indirecte pour la santé humaine.
En outre, la pollution peut entrer dans la chaîne alimentaire. En conséquence, elle augmente l’exposition des personnes à des substances potentiellement nocives.

Production, pratiques et défis de gestion
L’utilisation d’amendements organiques apporte des bénéfices au sol et fait partie d’une économie circulaire. Cependant, leur application sans traitement préalable peut introduire des contaminants indésirables.
D’autre part, les spécialistes soulignent la nécessité d’améliorer les pratiques de gestion. À cet égard, ils proposent des processus de compostage avant leur utilisation.
De plus, l’objectif est de générer des politiques publiques qui régulent ces pratiques. En conséquence, on cherche à rendre compatible la production agricole avec la protection de l’environnement.
Vers des solutions durables et la prévention
La recherche ne vise pas à responsabiliser les producteurs, mais à apporter des preuves scientifiques. De cette manière, elle promeut l’adoption de stratégies plus sûres.
De plus, le développement de zones humides construites apparaît comme une alternative viable. Par conséquent, cela permettrait de réduire l’entrée de contaminants dans les ruisseaux.
Enfin, l’étude renforce l’importance du suivi environnemental continu. Ainsi, la génération de connaissances devient un outil clé pour protéger la santé et les écosystèmes.



