La préoccupation croissante concernant la détérioration de l’environnement autour du Parc Caraguatá, dans la zone nord de Resistencia, a motivé la présentation d’un recours en justice environnemental devant la justice provinciale. L’initiative a été impulsée par la conseillère municipale Lucila Masin avec des résidents du secteur, qui dénoncent depuis longtemps la formation d’une décharge à ciel ouvert et la combustion constante de déchets.
La réclamation judiciaire demande la suspension immédiate des activités de déchargement des ordures et de déplacement de sol sur un terrain situé à proximité d’une lagune intégrée au système de drainage de la ville. Selon les plaignants, ces activités représentent un risque tant pour l’environnement que pour la santé de la population.
En plus de l’accumulation de déchets, les organisations de quartier avertissent que les brûlages génèrent des émissions polluantes et compromettent un espace naturel considéré comme stratégique pour la régulation des excédents d’eau pendant les périodes de fortes pluies.

Une zone protégée pour sa fonction environnementale et hydrique
La présentation soutient que le terrain affecté fait partie d’un ensemble de réservoirs naturels fondamentaux pour le fonctionnement du plan directeur hydrique de Resistencia. Ces lagunes permettent de stocker temporairement l’eau de pluie et de réduire le risque d’inondations dans différents secteurs urbains.
Dans ce contexte, les promoteurs du recours considèrent que la disposition des déchets et le déplacement de terre altèrent les conditions naturelles de la zone humide et pourraient affecter sa capacité à remplir cette fonction.
Ils ont également souligné que le problème dépasse la gestion des déchets, car il implique la préservation d’un écosystème dont la stabilité est cruciale pour l’équilibre environnemental et la sécurité des habitants face aux événements climatiques extrêmes.
La justice analysera les interventions dénoncées
Dans le cadre du dossier, une action a également été engagée devant le Tribunal Environnemental Municipal pour informer de la situation et demander des mesures préventives complémentaires.
Selon la plainte, les tâches observées auraient été réalisées par des camions appartenant à la municipalité de Resistencia. Pour étayer la présentation, les résidents ont incorporé des enregistrements photographiques et audiovisuels qui documenteraient le déchargement des déchets et les travaux effectués sur le terrain.
Alors que le domaine municipal a indiqué qu’une partie du matériel correspondrait à des restes de taille urbaine, ceux qui soutiennent la réclamation affirment qu’il existe sur place des déchets de diverses natures et des mouvements de sol incompatibles avec la protection environnementale de la zone.
L’affaire continuera d’avancer avec une reconnaissance judiciaire prévue pour le 2 juillet, moment où le site sera inspecté pour évaluer l’état du lieu et les interventions dénoncées.

Les organisations environnementales en alerte face aux interventions dans le Parc Caraguatá
Les résidents et les organisations environnementales ont exprimé leur inquiétude face aux récentes interventions réalisées dans le Parc Caraguatá, à Resistencia. Ils dénoncent des mouvements de sol, l’utilisation de machines lourdes et l’abattage d’arbres indigènes, y compris des quebrachos, sans information publique détaillée ni diffusion d’une Étude d’Impact Environnemental.
De plus, ils soutiennent que les travaux auraient détruit des nids d’oiseaux et des refuges pour la faune, affectant la biodiversité de la zone. Ils rappellent que le parc conserve des canaux, prairies, palmeraies, forêts et bois indigènes, où vivent des espèces de grande valeur écologique, comme le singe hurleur, déclaré Monument Naturel Provincial.
Les organisations soulignent également la valeur culturelle du lieu, car pendant des années, il a été le théâtre d’activités avec des communautés Qom pour préserver les connaissances sur la forêt et les plantes médicinales. De plus, ils indiquent que depuis plus d’une décennie, ils promeuvent des projets d’éducation environnementale et encouragent la reconnaissance du site comme Réserve Naturelle.
Face à ce scénario, ils réclament une plus grande transparence sur les interventions, la publication de l’Étude d’Impact Environnemental et des mesures garantissant la conservation du patrimoine naturel et culturel. Ils considèrent que protéger le Parc Caraguatá est essentiel pour préserver l’un des principaux poumons verts de Resistencia et sa biodiversité.
Comment une décharge à ciel ouvert affecte l’environnement et la santé des résidents
Les décharges à ciel ouvert génèrent de multiples impacts sur les écosystèmes. L’accumulation de déchets favorise la contamination du sol et des eaux de surface et souterraines par des lixiviats qui peuvent transporter des substances dangereuses vers des lagunes, ruisseaux et aquifères.
De plus, la combustion des déchets libère des particules fines, des gaz toxiques et des composés polluants qui détériorent la qualité de l’air. L’exposition prolongée à ces émissions peut augmenter le risque de troubles respiratoires, d’irritations oculaires et d’autres problèmes de santé, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes.
Par ailleurs, ces espaces deviennent souvent des foyers de prolifération d’insectes et de rongeurs vecteurs de maladies, tout en dégradant la biodiversité locale, altérant le fonctionnement des zones humides et réduisant la capacité naturelle du paysage à réguler l’eau de pluie. Une gestion adéquate est essentielle pour protéger à la fois l’environnement et la qualité de vie des communautés voisines.



