Grâce au soutien du PRO, de l’UCR et de diverses forces provinciales, le gouvernement a réussi à réunir le nombre nécessaire pour approuver la législation. La journée a été marquée par la stratégie du silence libertaire, la présence de Karina Milei et les vives critiques de l’opposition.
Avec une présence initiale de 129 députés, le gouvernement a atteint le quorum indispensable pour commencer la session de sanction définitive. En plus des législateurs de La Libertad Avanza (LLA), des blocs comme le PRO, l’UCR, Innovación Federal, Independencia, Elijo Catamarca, Adelante Buenos Aires, Por Santa Cruz et des représentants du bloc Unidos ont collaboré pour le quorum.
Au moment du vote final, le soutien a été encore plus large. Passée une heure du matin, après une longue journée, le tableau électronique a enregistré 137 votes pour contre 111 contre, consolidant l’approbation de la réforme.
Bien qu’une définition plus tardive était prévue, le débat s’est déroulé plus calmement que prévu pour le gouvernement. Face à ce scénario, les orateurs de LLA ont décidé de retirer leurs interventions pour accélérer le processus. « Les votes sont là, qu’ils gardent les discours », ont confié des sources libertaires sur la décision de privilégier le résultat plutôt que la rhétorique.
La confiance du gouvernement dans la victoire est devenue évidente vers 22 heures avec l’arrivée de Karina Milei, secrétaire générale de la Présidence, qui s’est installée dans la loge pour superviser la dernière partie de la discussion législative.
Le début de la session a été chargé de demandes de dérogation au règlement de la part de la gauche et de Unión por la Patria, qui ont été rejetées par la majorité gouvernementale. Parmi elles, la demande de la députée Paula Penacca d’interpeller Manuel Adorni et la proposition de Maximiliano Ferraro sur des projets liés à $Libra, tous deux rejetés par le bloc libertaire et ses alliés.
Le débat technique a commencé avec l’exposé de José Peluc (LLA), qui a dirigé le travail en commissions. Le député de San Juan a défendu la modification face aux critiques de l’opposition, les accusant de faire une lecture biaisée de la norme. En accord, Nicolás Mayoraz a soutenu que le projet démontre que la protection environnementale et le développement durable sont compatibles pour stimuler les économies régionales.
Députés défendant la Loi sur les Glaciers
De l’autre côté, les critiques ont été tranchantes. Maximiliano Ferraro (Coalición Cívica) a qualifié la réforme de régressive et inconstitutionnelle, dénonçant que le texte a été rédigé par les propres entreprises minières. Pour sa part, Miguel Ángel Pichetto (Encuentro Federal) a défendu la loi en vigueur depuis 2010, avertissant que la nouvelle norme affaiblit l’IANIGLA (organisme technico-scientifique) et qu’il n’existe pas d’arguments valables pour ce changement.
Enfin, le député Juan Grabois a rejeté l’initiative la qualifiant de « loi empoisonnée », alertant sur les risques de la mines dans les zones glaciaires et le possible impact contaminant sur les ressources hydriques.
Après les interventions successives des blocs d’opposition, et face au silence stratégique de LLA, du PRO et de l’UCR, le vote a été procédé, transformant finalement en loi la modification du régime de protection des glaciers.



