Le Brésil promeut des quartiers agroécologiques : un modèle urbain qui régénère les terres, produit des aliments et lutte contre le changement climatique

Au Brésil, un groupe de spécialistes dirigé par Marcia Mikai promeut un modèle urbain innovant : les quartiers agroécologiques. La proposition vise à réduire l’empreinte carbone des villes, restaurer les écosystèmes dégradés et encourager des communautés résilientes.

L’initiative est née en réponse aux problèmes découlant de la mauvaise planification urbaine : inondations, îlots de chaleur, pénurie d’eau et déconnexion croissante entre la vie urbaine et la nature.

Pentagrama Projets en Durabilité et Régénération

L’entreprise Pentagrama Projets en Durabilité et Régénération, avec des urbanistes et des architectes, applique ce modèle dans des villes comme São Paulo, où l’expansion métropolitaine menace les terres agricoles et les forêts.

  • Le quartier agroécologique combine des pratiques forestières durables avec des bâtiments à usage mixte.
  • Des espaces pour l’éducation environnementale et des espaces verts partagés sont intégrés.
  • Des espèces indigènes et comestibles sont replantées, ce qui aide à rafraîchir les villes, réduire les inondations et recharger les aquifères.

Bénéfices environnementaux et sociaux

Les quartiers agroécologiques offrent de nombreux avantages :

  • Protection de la biodiversité et refuge pour les espèces en danger.
  • Production locale de nourriture, réduisant la dépendance aux longues chaînes et la déforestation.
  • Absorption de carbone, transformant la croissance urbaine en action climatique.
  • Intégration sociale : espaces où cohabitent jeunes, aînés et personnes de différents niveaux de revenus.

Mikai souligne que ces quartiers peuvent être rentables et attrayants pour ceux qui recherchent la sécurité alimentaire et la qualité de vie.

quartiers agroécologiques
Les quartiers agroécologiques promeuvent la connexion entre urbanisme et nature.

Soutien international et financement

Le modèle est également testé à Brasilia et Curitiba, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

  • Le dernier rapport du PNUE avertit que l’investissement dans des projets nuisibles à la nature est 30 fois supérieur à celui destiné aux solutions positives.
  • Ivo Mulder, directeur de l’unité de financement climatique du PNUE, insiste sur le fait que nous devons intégrer la nature dans la vie quotidienne, en adaptant les villes pour faire face à des phénomènes extrêmes comme les pluies intenses.

Le projet bénéficie du soutien de BioCidades Empreendedoras, un programme qui soutient 50 entrepreneurs en résilience climatique urbaine à São Paulo et Curitiba, aux côtés d’organisations telles que Bridge for Billions et l’Instituto Legado.

Inspiration mondiale

La proposition s’inscrit dans le Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, qui vise à s’éloigner des politiques extractives et à redonner vie au monde naturel. Pour Mulder, imaginer des villes comme New York avec plus de solutions basées sur la nature aide à projeter un avenir positif, avec moins de consommation énergétique et une plus grande productivité.

Les quartiers agroécologiques brésiliens montrent qu’il est possible de réconcilier urbanisme et nature. En régénérant les terres dégradées et en créant des communautés durables, le Brésil se positionne comme un référent dans la construction de villes résilientes et à faible empreinte carbone, offrant un modèle reproductible pour d’autres régions du monde.

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