Une équipe internationale de chercheurs a découvert une nouvelle espèce de rongeur semi-aquatique dans les forêts du versant oriental des Andes péruviennes.
Baptisée Incanomys parviauris, l’espèce a été décrite dans la revue scientifique American Museum Novitates et représente une contribution clé à la connaissance de la biodiversité andine.
Cette découverte confirme que les écosystèmes de haute montagne abritent encore une faune inconnue et souligne l’importance de conserver les zones naturelles protégées du pays.
Caractéristiques distinctives
L’Incanomys parviauris présente des traits morphologiques uniques :
- Petites oreilles cachées par le pelage.
- Quatre coussinets sur les mains.
- Incisives et crâne avec des caractéristiques propres.
- Pelage dorsal grisâtre et ventral argenté.
Ces particularités physiques ont été essentielles pour son identification formelle.
Relation génétique avec une autre espèce andine
Les analyses génétiques ont confirmé que l’Incanomys parviauris est une espèce sœur de l’Incanomys mayopuma, décrite en juin 2025 dans le Santuario Histórico de Machu Picchu.
Ce lien apporte de nouvelles données sur la diversification du genre dans les écosystèmes de montagne et ouvre des pistes de recherche sur l’évolution des rongeurs semi-aquatiques dans la région.

Zones de conservation où il habite
Actuellement, l’espèce est protégée dans quatre unités de conservation :
- Santuario Nacional Cordillera de Colán (Amazonas).
- Área de Conservación Privada Copallín (Amazonas).
- Parque Nacional del Río Abiseo (San Martín).
- Área de Conservación Regional Bosque Montano de Carpish (Huánuco).
Ces zones sont fondamentales pour conserver les habitats de haute montagne et permettre des recherches scientifiques qui révèlent des espèces endémiques.
Importance de la découverte
Le Sernanp a souligné que la présence de cette nouvelle espèce renforce la nécessité de maintenir et de renforcer la gestion des zones protégées en tant que refuges de biodiversité unique. De plus, cela souligne l’urgence de poursuivre les études systématiques et le suivi dans les écosystèmes de montagne, où il existe encore des espèces inconnues de la science.
Auteurs de l’étude et conclusions
La découverte a été dirigée par une équipe internationale de spécialistes :
- Pamela Sánchez-Vendizú (Universidad Austral de Chile et Universidade Federal do Pará, Brésil).
- Edson F. Abreu (Angelo State University, États-Unis).
- Víctor Pacheco (Musée d’Histoire Naturelle, Universidad Nacional Mayor de San Marcos, Pérou).
- Silvia E. Pavan (California State Polytechnic University, États-Unis).
La découverte de l’Incanomys parviauris élargit la carte de la biodiversité andine et démontre que les écosystèmes de haute montagne restent un territoire fertile pour les découvertes scientifiques.
La protection de ces zones ne garantit pas seulement la survie d’espèces uniques, mais renforce également la connaissance de l’évolution et de l’adaptation de la faune dans des environnements extrêmes.



