La Cour suprême de la province de Buenos Aires a ordonné l’arrêt des travaux que la société Global Urbanization Group réalise sur le littoral de Berazategui.
Le tribunal a accueilli une mesure conservatoire présentée par le Foro del Río de la Plata, Biodiversidad Hudson et Preservando Hudson, annulant ainsi une décision antérieure du Tribunal administratif contentieux n° 1 de Quilmes, sous la tutelle de Hugo Jorge Guarnieri.
La plus haute instance judiciaire a averti de la présence de preuves suggérant un possible « dommage environnemental grave et irréversible ».
En mai 2025, les entités civiles mentionnées ont saisi la Cour suprême de justice de PBA pour demander l’inconstitutionnalité de l’Ordonnance n°6552/24.
Cette norme municipale autorisait une modification du zonage pour permettre la construction du District Éco Urbain Nord.
Dommage environnemental grave
L’objectif du projet était de transformer des terrains côtiers —adjacents à Quilmes— de Réserve Environnementale Riveraine à une catégorie dépourvue de protection environnementale apte à l’urbanisation.
Néanmoins, le Ministère de l’Environnement de la Province a rejeté la validation de la norme car elle représentait une régression dans la protection de l’écosystème, empêchant son entrée en vigueur.
D’autre part, la société Global Urbanization Group, dirigée par les entrepreneurs Gabriel Andrés Sussman et Jorge Hernán Yacoub, a fait appel au juge Hugo Jorge Guarnieri face au refus des autorités.
Ils ont demandé l’autorisation de commencer les travaux d’aménagement de l’immeuble sur la base de l’Ordonnance 6552/24 mentionnée.
Par le biais d’une décision peu conventionnelle et par un dossier réservé (sans accès public), le juge Guarnieri a donné le feu vert aux travaux, qui ont commencé en janvier de cette année sans autorisations environnementales ni la supervision des organismes compétents.
En prenant connaissance, la Cour suprême provinciale a imposé une limite à l’entreprise, au magistrat et à la Municipalité de Berazategui.
Le tribunal a ordonné la suspension immédiate des travaux, a invalidé la décision de Guarnieri, lui a retiré la compétence sur le dossier réservé et a accepté la mesure conservatoire des organisations environnementales.
De cette manière, l’Ordonnance 6552/24 est invalidée jusqu’à ce qu’une sentence définitive soit rendue.
Les représentants du secteur environnemental ont dénoncé que pendant les trois mois d’activité illégale de l’entreprise, une partie significative d’un écosystème côtier critique a été détruite, composé de zones humides et de forêt native protégée.
Ils ont également souligné que le juge de Quilmes semble être le seul à ignorer les irrégularités commises par le secteur privé et la municipalité, ce qui met en danger un environnement qui agit comme une barrière contre les inondations et fonctionne comme un filtre naturel pour les nappes qui alimentent en eau la population de Berazategui.



